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 NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07]

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Carl
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 22:37

Il est beau gosse ce soir dixit @Michaela, ça fait d'autant plus plaisir qu'il a vraiment négligé l'étape préparation Carl donc s'il est parvenu à quelque chose de potable c'était même pas voulu. « Merci ! Toi bah.. t'es toujours canon donc ça sert un peu à rien de le dire. » il glisse dans un sourire en remarquant que ce qu'elle porte met particulièrement en valeur sa silhouette de sportive. C'est plaisant à voir mais il s'attarde pas trop non plus Carl, car ça suffit d'être gênant en toutes circonstances avec sa coach qui se ramène juste avec un gentil compliment pour lui à la base. À côté se joue le grand retour de @Presley qui n'était pas du tout attendu contrairement à celui de Jill, ou encore de Lejla et Aera la semaine passée alors à ce moment-là il subit un sacré bug interne l'irlandais. C'est un visage qu'il pensait pas revoir ici ni même jamais à vrai dire, et pour une surprise c'en est une bonne. Il en garde de bons souvenirs du luxembourgeois malgré la lourdeur pachydermique de ce dernier durant leur colocation, et puis ça fait du bien de revoir une tête associée au tout début, c'est un retour en arrière qui est appréciable pour le bonhomme qui n'a juste pas du tout envie de songer à la fin ce soir. Même le Carlyle il fait plaisir, alors qu'il y a quelques semaines ça lui aurait juste écorché l'oreille. « J'ai pas compris. » il balance simplement dans un haussement d'épaules car lui non plus n'aurait pas cru survivre autant de temps dans ce jeu. « Mais grave, t'as manqué à ce chalet ! » il confirme ensuite car l'ambiance était déjà plus la même ici après sa sortie. Presley c'est une personnalité qui a fait tout de suite du bruit dans l'aventure, c'était pas possible de passer à côté et il donnait d'ailleurs l'impression d'avoir la gagne. @rosamie soulève justement une question intéressante car c'est vrai, ils ont pas eu les raisons de son abandon et encore aujourd'hui demeure une certaine incompréhension chez ceux qui ont eu le temps de tisser quelque chose avec le grand brun. Carl il avait eu du mal à l'encaisser même si c'était arrivé à un moment qui l'arrangeait particulièrement bien, il faut le dire. Cette semaine-là il était censé lui avouer qu'il avait fouillé dans la boite aux lettres de Rosamie et trouvé le mot qui provenait de lui, ce qu'il n'aura au final jamais fait, mais ça n'en reste pas moins un départ qu'il a pas compris et qu'il a aussi sacrément déploré après coup. Il est persuadé qu'un mec comme Presley l'aurait pas laissé se faire bully après sa demi-révélation, ils s'entendaient bien mine de rien tous les deux et il pense qu'ils auraient même pu devenir potes une fois la gêne des caleçons moches dépassée. Sa réponse le satisfait pas trop mais il respecte si vraiment ce break était nécessaire pour lui, il regrette juste qu'il s'en soit rendu compte au bout d'une semaine. À côté il y a Michaela qui le prend décidément pas au sérieux avec son histoire de malédiction. « Rigole pas, j'y crois toujours moi ! » Sans surprise il s'accroche à sa petite idée Carl, c'est déjà fermement ancré dans sa tête comme un truc avéré même si ça repose littéralement sur rien. « Mais si ça se trouve ça va se retourner contre ma pomme et je vais m'auto porter la poisse. » Une sorte de boucle bouclée, au final. Connaitre l'élimination en fin de prime, oui, il voit bien les choses se profiler comme ça pour lui même si à ce stade ce serait pas vraiment avoir la poisse, ça voudrait juste dire que le public a retrouvé la raison et cessé de miser sur un gars dépourvu de mérite. « Wow mais les extrêmes entre les secrets. » il commente, perdu entre tout un tas d'émotions après les speechs tellement différents qui viennent d'être faits devant eux. Le secret de Jill est super léger, limite une énorme blague alors que Lejla vient de calmer tout le monde avec son histoire de déportation qui le sidère et l'attriste. Carl il découvre littéralement que Trump est une ordure, c'est dire à quel point il vit pas dans la même réalité qu'eux. Et puis il tend ensuite une oreille attentive au discours des deux napolitains, très attentive même car quelque chose lui dit qu'il va devoir s'accrocher vu toutes les infos qui vont tomber. Et ça rate pas, très vite il est déjà perdu dans le fil de l'histoire parce que son cerveau a du mal à dealer avec l'immense background qui s'érige devant eux.

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William Quincy-Clifford
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 22:42


Nous allons à présenter découvrir une vidéo que nous a fait parvenir @Maci et dans laquelle elle va nous révéler son secret. Nous l'écoutons.

(Maci est assise sur son canapé dans son petit salon un peu bordélique, mais décoré de manière très colorée. Elle est juste vêtue d’un short de sport et d’un tee-shirt de son ancien lycée, les cheveux un peu en vrac, avec des tongs, dans un mood très mère au foyer à la cool. Sa veste bleue de Walmart est posée sur le dessus du canapé derrière elle.) « Bonj-bonsoir ? Je sais plus. Bref... » (Oscar apparaît dans le champ debout face au canapé) « Je peux venir ? » « Tu veux venir ? Tu as déjà fini de parler avec abuelita ? » « No levantó. Llamaré más tarde... » « D’accord. Viens alors, assieds-toi mon poussin. C’est bon on est dans le champ là ? » « Nickel baby. » (Maci fait signe à la personne derrière la caméra. Oscar s’assoit sur le canapé à côté de Maci qui lui fait un bisou sur le crâne.) « Je vais donc vous raconter ma petite histoire… ça a rien de très important, et ça fait longtemps que je n’en ai pas parlé dans autant de détails mais voilà. @Michaela, je t’ai pas menti quand j’ai dit que j’ai jamais fait de figuration, tout simplement parce que je n’avais pas de poste de figurante… j’avais un des premiers rôles !  »  « Tu veux dire, dans un film ?! » « Oui, dans un film. J’ai jamais été très douée à l’école et j’ai abandonné le lycée pour travailler quand j’avais seize ans - tu fais pas ça poussin hein c’est interdit - bref, j’ai enchaîné les petits boulots un peu nuls, enfin, c’était genre, serveuse dans des fast-food, ces trucs-là. Puis j’ai eu ce job de vendeuse dans cette… clinique sur Venice Beach, pas très légalement je crois, mais ça payait bien, vous voyez. Bref, quand je travaillais là-bas, y’a un client qui revenait régulièrement un temps, mais qui n’avait jamais d’ordonnance et n’achetait jamais rien. Au début on disait trop rien et puis moi je servais juste à encaisser les sous et puis faire la navette entre le pharmacien et le client alors c’était pas trop ma place de poser des questions. Et un jour je me suis dit, zut, il veut quoi ce type ? Il venait tout le temps quand c’était mon service en plus, jamais quand j’étais pas là. C’est comme ça que j’ai croisé la route de Brady. » (pause) « Bradley Whiteley III, son nom complet, mais je crois que c’était un faux nom, enfin je pense. Il s’est présenté comme producteur et réalisateur de cinéma, avec un futur énorme succès en préparation, et il cherchait une actrice pour son premier rôle féminin… et il avait un peu flashé sur moi, il disait qu’il trouvait que j’étais exactement ce qu’il cherchait pour ce rôle, tout ça. Moi vous savez à l’époque c’était encore mon rêve, de percer en devenant actrice. Et avoir mon étoile sur Hollywood Boulevard. Et avoir un Oscar... » « Un Oscar ?! » (Maci rigole et lui ébouriffe les cheveux, Oscar râle et se recoiffe.) « Bah oui tu crois qu’il vient d’où ton prénom, poussin ? (rires) Attends, laisse moi continuer. Donc voilà. Moi j’ai toujours rêvé de faire ça, à ce moment-là, j’en ai parlé avec mon papa qui m’a soutenue, Danny qui m’a soutenue aussi, ils voulaient tous que je tente ma chance. Le tournage a été… chaotique ? (rires) Vous voyez, c’était Brady qui avait tout l’argent. Il finançait absolument tout, et avec un nom pareil nous on s’est pas posés de question, et on avait tous besoin de l’argent de notre cachet, avec le casting et l’équipe… mais Brady, il finançait tout, mais il était aussi réalisateur, producteur, scénariste, et premier rôle masculin. Bon, moi j’avais seize ans, lui il en avait plus de trente, et il a tenu à jouer le rôle d’un adolescent quand même, j’ai jamais trop trop compris. Le tournage a duré six mois, c’est énorme pour un film de cette échelle… on tournait une comédie dramatique, et le scénario, même moi je l’ai trouvé horriblement cliché, quand on a fait le premier tour de table. C’était l’histoire de ce rebelle incompris, amoureux de la fille la plus populaire de son lycée qui elle sortait avec le quaterback qui était d’apparences charismatique et sympathique mais était en fait une ordure de la pire espèce. Enfin, bon, vous avez tous déjà deviné le pitch, quoi. La fille - Lindsay, donc c’était moi - était sensée se lier d’amitié avec ce type, Kevin, joué par Brady, malgré son mec, Brandon, qui lui était joué par Dylan. Et tomber amoureuse de lui pour se rendre compte que Kevin est le rebelle qui prendra soin d’elle et qu’elle devait lâcher Brandon. Je vous gâche la fin, mais dans la dernière scène, Lindsay se rend à son bal de promo dans une robe qui ressemblait beaucoup à une robe de mariée, et elle se rend compte qu’elle aime Kevin, et elle plante Brandon qui se montre violent pour courir vers Kevin qui lui avait donné rendez-vous sur la falaise qui surplombait la ville. Le tournage était terrible, j’ai passé des heures à courir dans cette énooooorme robe en hurlant, KEVIN ! KEVIN ! ...oh ! » (Alfred bondit sur les genoux de Maci qui lâche une expression de surprise avant de lui gratter la tête et de poursuivre.)  « Bref, et à la fin ils se retrouvent séparés d’une route mais Kevin se fait renverser par un camion à pizzas et il meurt dans les bras de Lindsay, et ça se finit là. Y’avait plein d’histoires de pizza dans le film, j’ai jamais trop compris pourquoi, Skye elle disait que c’était pas sensé être comme ça mais que y’a des accessoires qu’ils ont jamais reçus à temps donc il a fallu improviser pour meubler certaines scènes, et puis Brady s'est mis en tête de trouver des explications un peu bizarres et philosophiques aux pizza pour faire genre que c'était prévu comme ça à la base, bref. Pendant les six mois de tournage, qui est énorme pour un petit film comme ça, Brady, il a voulu tout contrôler. Pour lui c’était le film de l’année qui lui vaudrait des prix et le propulserait au rang de réalisateur et acteur de génie, et il voulait absolument tout observer, tout savoir, tout faire. C’était… compliqué. Pas pour moi, parce que bon, vous savez, j’ai jamais été une grande actrice, j’étais nulle de chez nulle, mais il répétait toujours que j’étais magnifique et géniale et fantastique alors j’ai pas trop trop réfléchi. Mais il a passé six mois à se disputer avec Dylan, ils arrêtaient pas de se hurler dessus, il hurlait sur Skye la costumière tous les jours quand ça ne lui convenait pas, il hurlait sur Sydney la maquilleuse quand son maquillage ne lui convenait pas. Il arrivait parfois des heures en retard alors qu’on l’attendait tous pour commencer la journée, sans s’excuser… ça a été épuisant. Et puis le film est parti en production, moi j’ai un peu zappé et quand il a été prêt… personne n’a voulu le diffuser.  » « Ah bon ? Vous avez fait TOUT ça pour rien ?! » « Non, parce que Brady a réussi à payer un petit cinéma à Torrance pour qu’ils veuillent bien faire une avant-première et diffuser le film pendant un mois. On était contents quand même que ça sorte, parce que tous ensemble on a beaucoup travaillé pendant six mois, et c’était chouette de se revoir, de mettre une jolie robe pour aller voir ce que ça donnait. Bref, j’ai retrouvé Dylan, Skye et Syd, et la salle était pleine de gens, pour beaucoup les familles ou les amis de l’équipe. Danny est venu avec moi. C’était sensé être un film dramatique, vous voyez, avec toute une morale sur les apparences tout ça, mais… les gens, ils ont ri. J’ai jamais vu des gens rire autant dans un cinéma, et encore moins devant un film dramatique… ça m’a brisé le coeur, de voir qu’on se moquait de notre travail, parce que malgré Brady, on a tous fait de notre mieux avec ce qu’on avait. J’ai beaucoup pleuré, et j’ai quitté la salle avant le discours de Brady à la fin, et j’ai tout laissé derrière moi. » « Et c’est tout ? Il s’est passé quoi ensuite ? C’est quand même pas juste ça ton secret, mama, non ? » « Non tu as raison, hijo. Je venais d’apprendre que j’étais enceinte, alors j’avais juste d’autres choses à faire tu vois ? Mais quelques mois plus tard, Skye m’a envoyé un texto pour me dire de regarder sur Internet. C’était les débuts de Facebook et des forums, et elle m’a envoyé plein de liens de… groupes de fans du film. Y’en avait des dizaines, et des dizaines de discussions sur notre film - The stars never lie, si vous voulez voir… - et des gens qui financent eux-mêmes des diffusions publiques pour le revoir entre fans. Moi j’ai pas compris, parce que tout le monde s’était tellement moqué de nous, vous voyez ? Ces gens, ils avaient l’air de dire que Brady était un génie, et que le film était tellement mauvais qu’il était en fait génial… pendant les diffusions, ils avaient pris l’habitude de commander des pizzas pour agiter des parts au-dessus de leurs têtes aux moments du film où les pizzas apparaissaient dans le décor ou en accessoire. Ils disaient toutes nos répliques en choeur en même temps que nous… bref, c’est devenu un film culte. Malgré nous. » « Les gens ont adoré parce que... c’était nul ? » « Bah, oui, apparemment. Moi on m’a jamais reconnue dans la rue ni rien, les gens, ils adoraient Lindsay, pas moi. J’avais changé de couleur de cheveux entre temps. En plus j’étais pas créditée comme Maci Bennett mais comme Maci Kim, parce que Brady il pensait que c’était plus cool que j’aie un nom d’actrice asiatique ou je sais pas quoi. Il était vraiment bizarre avec ça. J’ai eu longtemps honte de ça, et j’ai longtemps caché à mon papa que le film était sorti. Mais un jour, quand je me suis rendue compte qu’il commençait à oublier des petites choses, je lui ai montré. J’avais peur qu’il soit déçu, c’était terrifiant de l’observer regarder le film en silence… mais quand le film s’est terminé, j’oublierai jamais comment il m’a regardée… il m’a sourit, et il a dit fièrement, “ma fille est une actrice de Hollywood”. C’est là que j’ai décidé de faire la paix avec tout ça, même si j’étais pas très fière et que c’était douloureux d’abandonner un rêve d’enfant comme ça, après une humiliation aussi rude… J’ai rencontré des gens formidables sur le tournage, même si nous ne sommes plus en contact depuis longtemps. Et au moins, on a fait sourire les gens, qui malgré les défauts du film et nos performances discutables, nous ont longtemps remercié de leur avoir offert cette petite tranche de rire... C’est tout ce qui m’importe. » (Oscar reste silencieux avant de lever le nez vers sa mère) « Je pourrai voir ? » (Maci rigole) « Bien sûr que tu pourras voir. Vous voyez, mon Oscar, je l’ai eu, et c’est le meilleur de tous. C’est tout. » « Moooooh vous êtes trop mignons. » (Elle lui fait un gros câlin malgré Oscar qui se débat pour pas se faire afficher encore plus à la télé, et Maurizio se marre derrière la caméra) « Pfff arrête ! Mais du coup c’était quoi l’intitulé, mama ? »  « Ah oui pardon, merci poussin. L’intitulé était… attendez c’était long je l’ai noté quelque part. Ah voilà, c’était, “j’ai fait l’objet d’une célébrité culte suite à ma participation à l’un des pires nanars du cinéma américain”. Voilà. Bonne soirée à tous et bonne continuation… » (Oscar s'approche de la caméra pour s'exclamer à son tour avec une expression surexcitée) « @Louis t’es trop cool tu dois trop venir m’apprendre à faire du skate ! » (Maci rigole, et ils font coucou à la caméra, Maurizio grommelle un truc incompréhensible, écran noir.)
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William Quincy-Clifford
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 22:52


Le Maître invite @presley à prendre la parole pour la révélation de son secret.


@presley, nous t'écoutons.
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Presley
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 22:59

Honnêtement, il aurait bien voulu que Santo ait raison quand il l’a buzzé, back in the day. Sans se mentir, ça l’avait vexé, un peu, qu’on puisse croire que s’il était si chiant, c’était parce qu’il était investi d’une mission quasi-divine par le Messie Wiwi en personne. Mais en y réfléchissant bien, l’un dans l’autre, se dire qu’il avait été suffisamment troublemaker pour que ça fasse foncer l’un ou l’autre sourcil, c’est qu’il était vachement bon pour faire chier son monde. Et ça, c’est un sacré compliment.
Mais non, au grand dam de ceux qui le voyaient bien emmerdeur professionnel de l’émission, son secret n’a aucun lien avec la production. A son grand regret, d’ailleurs, parce que ça ne l’aurait pas dérangé d’engranger un petit chèque pour ses quelques semaines de boulot. « J’vais pas t’nir le crachoir trop longtemps vous inquiétez pas » Non, clairement, il vient ici pour la semaine de vacances, et puis, on ne va pas se mentir, son secret n’est pas des plus intéressants. Il lui en fallait un pour intégrer l’aventure et cette anecdote assez cocasse s’était imposée comme une évidence quand il avait été question d’y réfléchir. « Rien à voir avec les fantômes. » Clairement.
« J'kiffe l'adrénaline. Ca j'l'ai caché à personne. Ca s’applique à des tas d’activités qu’j’essaie de pratiquer le plus possible, j’ai une sorte de liste de trucs que j’ai envie de faire dans ma vie… Et ça se limite pas spécialement aux trucs un peu creepy ou paranormaux, genre du saut à l’élastique, en parachute, du rafting… Et de la plongée en haute mer, par exemple. Quand t’es là, petit clampin, au beau milieu d’une étendue d’eau à perte de vue… Bah tu te prends un coup en pleine gueule. C’est la planète qui te dit "hé, p’tit con, t’es vraiment un moins que rien" et toi t’as pas le choix que de d‘être d’accord parce que sous toi, y’a un kilomètre d’eau, et qu’autour de toi, y’a que du bleu. Devant, derrière, à gauche, à droite… Juste de l’eau. Et genre, c’est pas de l’eau turquoise à travers laquelle tu vois les poissons, pas du tout, c’est genre… Bleu foncé, presque noir, et putain, ça fait trop flipper, parce que si, sous toi, y’avait un truc près à t’avaler tout cru, tu le verrais pas arriver avant qu’il soit trop tard, tu vois ? » Il hoche la tête, comme pour se signifier à lui-même qu’il n’avait en effet pas raconté de conneries. Il parle à un tu qui n’existe pas, un tu général ; un tu qui représente ceux qui font l’effort de l’écouter. Lui n’est pas sûr qu’il le ferait.
« Bah, en gros, c’est plus ou moins ce qui m’est arrivé. » Dieu du ciel, on se croirait presque au début d’un film pour ado, avec la voix off du protagoniste en bande son. « L’année dernière, pendant une sortie en Afrique du Sud. L’avant-dernier jour de mes vacances et j’avais vraiment envie de marquer le coup, alors on est sortis vers le large. Ca s’est plutôt bien passé au début, jusqu’à ce qu’on s’retrouve face à une quantité incroyable de petits poissons qui nageaient en banc très serrés. Perso, j’ai trouvé ça drôle, ça m’a rappelé Némo, le dessin animé, et je les ai regardés plusieurs secondes, jusqu’à ce que tout devienne noir autour de moi. »
« C’que j’savais pas, c’est que les poissons nagent dans cette configuration quand ils sont stressés ou lorsqu’ils se sentent en danger. Et moi, trop con, j’ai rien vu venir, évidemment. Après une fraction de seconde dans l’obscurité, j’ai compris c’qui s’était passé ; j’venais de me faire gober par quelque chose de très, très gros. » Maintenant, ça le fait sourire, mais sur le moment, il ne rigolait pas du tout. « Une putain de baleine ! Gobé par une putain de baleine. Le genre de truc qui n’arrive qu’à moi. Elle aurait pas pu m’avaler, j’suis trop gros, enfin, j’veux dire, en tant qu’humain quoi. » Il baisse les yeux vers son bide et pince son petit bourrelet. « J’ai retenu ma respiration et j’ai espéré qu’elle ne plonge pas vers le fond avec moi… C’est ce qu’elles font après avoir bien mangé, en général. » Il fait comme s’il n’avait jamais eu peur de se faire gober tout cru, mais pour être tout à fait honnête, à l’époque, il n’avait aucune idée qu’elle ne serait jamais parvenue à l’avaler. Les informations sur la taille de la gorge des baleines, ainsi que leurs habitudes post-repas, ils ne les avaient appris qu’après son incident. Mais, toujours est-il qu’il avait retenu son souffle, de toutes ses forces. « Et puis, au bout d’un moment, elle m’a recraché. Apparemment, ça n’a duré que quelques secondes. J’ai eu le temps d’me refaire le film de ma vie au moins trois fois pendant ce temps-là. »  Rien que d’y repenser, ça le fait stresser, un peu. « Genre, j’me suis pissé d’ssus. » Littéralement. Mais ça, il ne va pas leur préciser. « Alors c’est ça, mon secret. J’me suis fait gober par une baleine. Enfin, presque. » Pas Pinocchio, là. Allez, voilà, drop the mic, Presley out. On veut des histoires pour chialer !

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William Quincy-Clifford
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 23:10


Le Maître invite à présent @Cami et @Louis à prendre la parole pour la révélation de leur secret.


@Cami et @Louis, nous vous écoutons.
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Michaela
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 23:11

" Tu vas t'auto porter la poisse...Un concept intéressant. " que je rigole. Mais si Carl, y'a matière à rigoler quand même. On s'intéresse ensuite sur les raisons du départ de @Presley, et sa réponse est aussi décevante que son départ. " T'avais besoin d'un break. “ que je répète. ” Après quoi, deux semaines de jeu ? Et bah mon gars, c'était clairement pas fait pour toi cette émission. “ Erreur sur le casting. J'sais pas, il aurait pu s'en rendre compte tout seul qu'il n'était clairement pas taillé pour le jeu. Qu'il s'est complètement surestimé. Ah la production elle n'a pas été très clairvoyante sur son cas. Il a quand même un peu craché sur l'émission et l'opportunité qui lui était offerte, et regardez le qui revient tranquillement comme si de rien n'était. Pendant ce temps les révélations s’enchaînent. Le secret de Lelja est poignant, c'est courageux ce qu'elle fait là. Elle s'expose à ne plus pouvoir rentrer aux USA. J'imagine que c'est pour ça du coup qu'elle traîne encore dans les parages. Le téléphone sonne ensuite, et c'est l'indienne la plus rapide. @Roma ne me place pas dans son carré final rêvé. Aouch. Cela pique un peu, lorsqu'on connait mes réponses données à Crystal. " Et dire que je t'ai cité comme celle que je voulais voir en finale autant que moi, tu brises mon petit coeur. “ Jamais dans l'exagération, non. ” Je savais bien que c'était moi la sentimentale des deux. “ Et puis place au secret des napolitains. Au début je suis toute oûie, pleinement attentive. Mais je dois avouer qu'à mesure qu'ils parlent, noyée sous ce flot de parole, mon cerveau se déconnecte un peu. Trop de détails. Trop d'expressions italiennes. ” T'inquiètes, ils m'ont perdu moi aussi. “ que je souffle à @Carl, sachant pertinemment que le bonhomme il n'a pas dû piger un quart de leurs explications. Moi même j'ai pas tout saisi. Faut dire que ce n'est pas un monde qui me parle leur Napule. Leurs histoires de gang, de quête du pouvoir, de corruption and co. Chacun son combat. Par contre, j'ai le sourire jusqu'aux oreilles lorsque j'aperçois la petite bouille de @Maci. ” Oh regardez c'est Oscar ! Il est trop mignon. “ J'avais déjà pu le constater en photo, mais là en vidéo, c'est d'autant plus parlant. ” On a cotoyé une star du ciné, et on ne le savait même pas !" Bon ceci dit, ça me fait un peu de la peine qu'on l'ait tourné ainsi en ridicule, je comprends un peu mieux ses réactions. Ensuite vl'a le secret de @Presley. Alors qu'est ce que tu nous caches mon coco ? Quand j'écoute le début de son récit, je constate qu'on a plus de points communs que je ne le croyais. Les sensations fortes. L'adrénaline, c'est mon dada. Par contre je m'attendais pas du tout à la chute et je dois avouer que sous le coup de la surprise, je rigole. " Oh p'tain j'suis désolée, c'est pas drôle en plus mais c'est tellement improbable... “ Reprends toi Micha, c'est pas cool. Je reprends alors mon sérieux. ” Mais ça a dû être carrément effrayant. Et c'est comment l'intérieur d'une baleine du coup ? " Maintenant il a le recul nécessaire pour en parler non ?

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Cami
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 23:15

Cam, elle se lève une fois que son tour est annoncé. Elle ne sait pas tellement comment se lancer. « Déjà pour commencer, nous n’avons pas de secret en commun avec Louis, pour tout dire, je ne savais même pas qu’il serait là » elle étire dans un sourire parce qu’elle sait que tout le monde était persuadé de leur indivisibilité. Cam l’avait joué comme ça simplement pour écarter tout le monde afin de protéger son secret et par conséquent celui de Louis par la même occasion. Elle pouvait se montrer grand seigneur quand elle le voulait. La môme s’était contentée de faire comme si elle était omnisciente concernant la présence du français ici. Son secret reste plutôt simple puisqu’il est fondamentalement inhérent à qui est. Ils vont rapidement comprendre. Ça l’a plutôt amusé de distiller des fausses pistes sous couvert d’une pseudo honnêteté dans ses réponses alors que cela relève de l’évidence. Elle avait rarement dit la vérité exposant que peu le fond de ses pensées, parce qu’elle est comme ça. Encore une fois, seule Jill avait semblé être clairvoyante les concernant. « Je suis issue d’une famille juive traditionnelle où la religion a une place non négligeable » la môme pose les fondations de son histoire. « J’ai beau avoir l’impression d’être plutôt ouverte d’esprit, je me sentais pourtant bien incapable de renier mon éducation, trop bien ancrée et subir la déception familiale. Ma foi, c’était mon centre de gravité » Cam, elle prend soin au choix de ses mots parce qu’elle se sait particulièrement écoutée par Louis qui ne va pas en louper une. Elle fait attention au choix du temps. « Mon destin n’a rien d’hasardeux, je sais très bien avec qui je dois finir ; une personne de la même confession, capable de partager ce sentiment identitaire qui nous lie tous, de pérenniser cet héritage. Je ne dirai pas que c’est un devoir, c’est simplement une évidence depuis toute petite. Mes parents se sont montrés fermes sur le sujet, refusant que je puisse mettre en sourdine mon identité juive avec une personne qui ne le serait pas. Chez nous, on appelle ça un goy » Ce mot a tout de méprisant, il l’est dans leurs esprits. C’est assez péjoratif bien évidemment, la môme, elle essaie d’arrondir la prononciation pour en gommer toute trace d’agressivité. « Je n’avais jamais eu besoin de remettre cette réalité jusqu’à ce que je rencontre Louis, en Argentine il y a trois ans pendant un semestre à l’étranger. J’ai pas réfléchi sur le moment, je me sentais légère dans une espèce d’ivresse de liberté que je n’avais eu à Paname alors ça s’est fait un peu comme ça. Je me suis laissée aller parce que j’avais la certitude que ça ne durerait pas et ça ne devait pas durer parce que Louis n’avait pas sa place dans mon monde » elle cale avec honnêteté. Elle se raccroche aussi à leurs souvenirs insouciants et cette espèce de spontanéité qu’elle n’avait pas voulu perdre surtout au début de leur relation. « On est rentré et finalement tout s’est enchainé et quelques mois après je me retrouvais à emménager en Corse avec lui, me lançant à corps perdu dans une histoire sans avenir, sans existence officielle. J’ai prétexté une superbe coloc au soleil avec mon amie auprès de mes parents et c’est comme ça que tout a commencé » amorce Cami en faisant exprès de ne pas rentrer dans les détails de ses mensonges récurrents pour ne pas énerver Louis plus que nécessaire. « J’étais incapable de choisir entre ma famille ou mon histoire avec Louis, sauf que je voulais tout et tout de suite sans passer par la case relou des explications. Pour moi, la solution de facilité, c’était de mentir parce que ça me permettait dans l’immédiat de me satisfaire, c’était simple avec Louis, on ne se connaissait pas, on avait tout à construire et avec mes parents, j’étais à distance » Cam, elle avait cru que c’était la voix de la facilité, de duper tous ceux qui comptaient pour elle simplement pour éviter de se confronter à un choix. « Pour faire cesser les questions de Louis, je lui racontais que j’étais en mauvais terme avec ma mif tout en inventant le concept de nos week-end off, une fois par mois l’un sans l’autre qui me permettaient de remonter voir mes parents et surtout le mec avec qui je devais marier, celui qui remplissait tous les critères familiaux, Isaac, ami/amant de Tel Aviv pendant longtemps. J’ai tout cloisonné pour que personne ne se croise, j’arrivais même à me persuader parfois que je contentais tout le monde en jonglant avec tous mes mondes et ses acteurs alors que c’était purement égoïste. Complètement à mon image » Elle était la copine, la fille et la fiancée officieuse en même temps. Cami, contrairement à ce que leur avait dit, avait toujours rêvé de se marier et savait pertinemment que Louis n’entrait pas dans ce tableau à cause de son athéisme. « J’avoue n’avoir pensé à personne ni aux conséquences que cela aurait parce que j’étais juste bien, j’avais ce que je souhaitais dans l’immédiat » elle lance sobrement sans trop émotion, parce que Cam, elle est bien trop légère pour se plonger dans une culpabilité qui pourrait la mettre à mal. Elle se contente de poser les faits, d’un air mathématique et scientifique pour conserver une certaine distance nécessaire. « Je me suis embourbée dans mes mensonges, me perdant de cette double vie d’enfant abandonnée en Corse auprès de Louis et d’enfant prodige à Paris avec ma famille, au bout d’un moment je n’arrivais même plus à savoir quelle réalité je tissais et surtout auprès de qui » elle admet. « Ça a tenu deux ans avant que Louis ne finisse par m’acculer pour exiger un sursaut de vérité. Je pense que vous savez tous comment ça s’est fini mais moi, de mon côté j’avais enfin fait mon choix, lui. J’avais encore l’espoir de tout arranger façon coup de baguette magique à la façon d’une fille trop chill qui lévite au dessus de tous les problèmes qu’elle crée » parce qu’elle y croyait à cette solution miraculeuse. La suite logique de cette histoire indécente, elle se dessine assez rapidement. « Je suis donc retournée à Paris pour expliquer et plaider mon cas auprès de mes parents qui oscillaient entre colère ou honte d’avoir une gosse trop capricieuse au point de vouloir salir la famille devant ceux qui l’estimait. Ils en avaient rien à faire de mes mensonges dans le fond, ils ne comprenaient pas et étaient surtout blessés que je puisse les afficher avec ce qu’ils jugeaient être une connerie. Ils m’ont simplement demandé de partir, parce qu’ils étaient incapable de dealer avec ça après tout ce qu’ils avaient fait pour moi pendant vingt cinq piges, ça relevait même plus de l’ingratitude mais de l’insulte, l’idée de mixité étant trop éloignée dans leurs schémas habituels de pensées » laisse échapper la poupée qui avait trop perdu dans son tour de passe passe fumeux. « Louis tout aussi radical m’a demandé de disparaitre et de l’oublier parce que c’est ce qu’il s’emploierait à faire de son côté. Je suis donc restée à Paris en quête de rédemption auprès de famille tout en apprenant que quelques mois après notre rupture, il s’était rapidement consolé » elle glisse ça là, parce que c’est pleine d’un seum assez incontrôlé que la parisienne s’était présenté au casting. Elle était même allée jusqu’à prétendre qu’il n’en valait pas la peine. « Mon secret est j’ai été rejetée par ma famille parce que je sortais avec un goy » elle conclut.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 23:19



Il se raidit lorsque Cam est appelée parce qu’à tout moment il sait qu’il peut entendre des choses qui vont lui déplaire. Il l’écoute attentivement, le dos calé sur le dossier du canapé et les prunelles braquées sur elles. Il a la mâchoire qui se contracte à mesure de ses paroles Louis parce que, comme prévu, il déteste ce qui sort de sa bouche. Le pire c’est ce qualificatif de goy qui le désigne et l’irrite comme une insulte méprisante, grinçant des dents pour contenir son irritation. Il s’obstine à la fixer sans piper mot, saoulé, même lorsqu’elle revient s’asseoir à côté de lui et qu’il la suit silencieusement du regard avec cet air intransigeant qu’il prend lorsqu’il s’apprête à donner le change. Sans un mot il se lève car c’est à son tour d’exposer sa vérité et ça tombe bien parce qu’il sent que ces cinq dernières minutes lui ont permis d’aiguiser ses mots. « Comme Cami vient de vous le dire, nous sommes venus individuellement et donc avec des secrets séparés. J’ignorais être le centre du sien jusqu’à ce soir, tout comme elle ignorait être celui du mien il y a peu. » il vrille rapidement ses prunelles sur elle avant de revenir à l’assemblée, remarquant la stupidité de leur situation même si pour ce qui est de son cas il l’avait mise sur la piste dès leur premier échange et lui avait avoué dans le confessionnal. « Mon secret il n’a rien d’anecdotique, à vrai dire il était sous vos yeux tout ce temps car c’était quelque chose de constamment actif. » Il n’avait rien caché, il l’avait même surexposé mais pour autant personne n’avait su le prendre au mot lorsqu’il s’amusait à le leur donner quasi sur un plateau d’argent. « Pour tout vous dire quand j’ai capté que personne ne s’y tenterait je n’ai même plus cherché à le cacher. » il hausse les épaules parce qu’il avait l’impression d’avoir parfois vécu sans secret. « Je vous l’ai dit, les téléréalités ça ne m’intéresse pas et j’y connais rien, j’avais jamais regardé Thrown Dice avant de me décider à passer les castings. La raison de ce move elle était simple : ça faisait six mois que j’avais largué Cam et un pote m’a informé qu’elle tentait sa chance. J’ignorais ses raisons et ça m’a franchement surpris, il s'est tellement excité sur le projet que ça m'a chauffé et j’y ai surtout vu de l’opportunisme. J’allais pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce, l’exposer pour ses mensonges et en plus faire la pub de mon business et me mettre en lice pour le chèque bonus du gagnant. Bénef. » il expose en haussant les épaules dans une simplicité qui lui sied. Ses motivations avaient été poussées par cette rancune âcre dont il n’arrivait pas à se défaire. « Si vous saviez comme j’étais impatient de lire sa réaction dans ses yeux ce soir-là sur l’embarcadère. » il coule un petit sourire à destination de Cam, parce qu’il l’avait vue prendre sur elle dans son incroyable maîtrise de soi alors que lui il était super excité d’initier sa machinerie en fanfare. « Mes motivations elles étaient malveillantes, en fait je voulais venir pour lui rendre la vie dure, lui mettre dans bâtons dans les roues quelle que soit sa motivation, et en profiter pour gagner de la thune. » Au début il n’avait mis aucun intérêt à faire la connaissance des autres, limitant ses questions et se désintéressant des réponses, parce que sa motivation elle se centrait seulement sur Cam. Il n’y avait eu que Jill pour le remarquer dès la première semaine, déjà bien trop alerte sur les bails environnants. « L’intitulé de mon secret est : dupé par la double-vie de mon ex, je viens troller son aventure. » il pose ça tranquillement et ça doit commencer connecter maintenant entre l’histoire que vient de leur raconter Cam et ses comportements à lui sans logique apparente. Louis il avait mis en place son secret avec toute l’immaturité du gosse joueur qui le caractérise, égoïste jusqu’au bout et animé par sa propre rancune. « C’était simple, ma seule présence ici était un troll. Puis c’est passé par de petites actions comme la plomber/l’ignorer dans les classements, buzzer pour démolir sa stratégie du secret commun, vous alerter sans cesse la concernant, j’avais même prévu d’utiliser Kai comme cheval de Troie mais il est parti trop vite. » Paix à son âme. « Pour le reste, comme l’ignorer ou la repousser c’était du process personnel. » Parce que c’est ça qu’ils n’avaient pas pigé, le manque de fil rouge dans leurs échanges surtout lié à un traumatisme de son côté ; sa colère luttant contre son amour. « Je ne vous ai jamais menti sur quoi que ce soit nous concernant, et honnêtement mon crédo c’était de ne pas le faire si vous veniez me demander des infos mais visiblement malgré ma prévention vous avez préféré vous faire bercer de mythos par Cam. Évidemment on avait pas de stratégie commune en arrivant mais quand je l’ai vue se mettre à l’œuvre dans son art je me suis contenté de la laisser vous noyer en esquivant et omettant certains détails sur certaines questions. » La preuve, il s’était montré transparent avec Micha dès la deuxième semaine lorsqu’elle avait demandé sans détour l'origine de leur relation et il avait répondu honnêtement aux quelques curiosités, mentant une seule fois à Santo sur les motivations de sa venue qui était, en réalité, le cœur de son secret. « Pour vous rétablir clairement la storyline on se connait depuis 2 ans et demi seulement. Notre rencontre elle n’a pas été sur les bancs du lycée comme Cam a pu vous le raconter mais dans un appart’ à Buenos Aires où grouillaient toutes les cultures, on s’est repérés, on est sortis en boîte et voilà, six mois plus tard on revenait main dans la main sur Paris pour terminer nos études. On a bien des potes en commun, ceux de l’échange et les corses mais ça s’arrête là. Pas de potes d’enfance, ça, on a chacun les nôtres. » Ils en avaient abusé de leurs potes pour bien les perdre dans la masse d’informations. « Pour ceux qui se sont vu servir des anecdotes croustillantes avec ses frères ou même des vacances en famille… » il ricane jaune parce qu’il l’avait trouvée gonflée de sortir des trucs pareils sur un lien entre eux sans même le consulter. Cami elle arrivait souvent comme une fleur pour lui annoncer le nouveau mytho qu’elle avait pondu comme si elle lui annonçait la météo et lui ça le rendait fou. « Sachez que je n’ai jamais rencontré ne serait-ce qu’un membre de sa famille. » L’ironie. « Cam c’est la seule personne à ce jour avec qui je me sois jamais stabilisé. La première dont je suis tombé amoureux, en fait. Je vivais dans notre petite bulle, c’était un monde merveilleux quand elle a décidé de m’accompagner à Ajaccio pour monter la boutique bref tout ça tout ça. » il élude en balayant l’air de sa main dans un genre de second degré parce qu’il a la flemme de se donner aux niaiseries. « J’ai commencé à comprendre qu’un truc clochait vraiment à force de la voir nexter la question de sa famille, ce que je ne comprenais pas parce qu’elle avait déjà rencontré la mienne sans problème mais de son côté c’était tout un bordel, toujours une excuse. Et surtout semblait-il qu’elle ne s’entendait pas avec son père avec qui elle était en froid, alors qu’en réalité elle recevait ses subventions tranquilou et qu’elle était attendue pour diner une fois par mois. » il pose dans une espèce de raillerie moqueuse. Louis il a un seum encore perceptible dans les commissures de son sourire. « J’ai fini par exiger des explications pour découvrir le pot-aux-roses avec pour seule justification sa religion. En gros moi j’étais le toy boy, le goy, le gars qui fait passer le temps à qui elle disait qu’elle partait en weekend avec ses copines une fois par mois, revenait pleine d’anecdotes alors qu’en fait elle rentrait voir sa famille à Paris. J’ai été dupé, pris pour un con au milieu de tous ces mensonges et ça fait tout remettre en cause, se demander où était l’authenticité de chaque bon moment, quelle était la motivation derrière certaines actions et surtout quelle était la réalité de sentiments que je pensais partagés. » Il avait tout donné pour elle, vivant l’idylle pour la première fois, et il était tombé de trop haut lorsqu’elle lui avait tout déballé les yeux dans les yeux. Il l’avait virée comme une malpropre ce jour-là, lui exprimant tout son dégoût dans son manque de délicatesse poussé par son impulsivité, lui ordonnant de dégager sur le champ. « Qu’elle soit promise à un mec c’était inclus dans le package omission par gros mythos bien sûr, et les détails je les ai eus y a trois semaines dans le confessionnal. » Il avait buzzé pour ça aussi, Louis, pour pouvoir enfin discuter de ce gros point noir. Il avait appris que ce mec, le feuj comme il l’appelait, était en fait un ami proche et qu’il était là à tous ces dîners de famille, slash weekends entre filles, à attendre les fiançailles. Ils ne doivent rien piger à leur dynamique, là, eux qui roucoulent depuis trois semaines. « Au final TD nous aura permis de nous retrouver, avec des motivations douteuses qui ont muté de mon côté. » Il ne l’avait jamais détestée au point de vouloir l’afficher, Louis il était resté amoureux et ça n’avait échappé à personne compter de la troisième semaine. Il s’était trouvé une excuse, rongé par le manque et sa possessivité, se refusant de la laisser s’aventurer dans ce truc sans lui. Ça, il l’avait compris à Graz. « Bref on s’est pas joué de vous dans nos interactions, tout ce que vous avez vu ou entendu c’était notre processus de réconciliation. » Ils n’avaient rien simulé puisque depuis le début leur seule préoccupation c’était eux et eux seuls, ancrés dans leur réalité commune et trop égocentriques pour considérer leurs figurants. « Fin du mystère. Je ne vous félicite pas. » il annonce avec toute son arrogance parce que, sérieux, il leur en avait lâché des indices.

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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 23:24

Le retour des anciens se poursuivait à l'occasion du prime des révélations, et d'une manière générale, approcher de la fin les poussait tous à poser un regard un peu nostalgique sur les mois écoulés. Gianni prenait conscience du chemin parcouru et de ce que cette aventure avait déjà changé pour lui. Il était venu ici avec un objectif, défendre son secret, et aujourd'hui tout avait évolué d'une manière très différente de ce qu'il imaginait au départ en se lançant dans cette aventure. Il y avait @Roma, évidemment, dont la rencontre bouleverserait aussi sa vie à l'extérieur, mais pour le meilleur il en était convaincu. Elle le comprendrait d'ici une poignée de minutes, pourquoi il n'était pas inquiet pour l'après et voyait un bon coté à chaque situation, même quand il devrait probablement redouter la rencontre avec les proches de Roma ou les retrouvailles avec les siens. Il n'était pas dans cet état d'esprit-là, parce qu'il voulait profiter de chaque moment pour en tirer le meilleur, aujourd'hui, et que demain arriverait bien assez tôt pour qu'il y pense sans se torturer l'esprit. Ce qui comptait, ce soir, c'était de pouvoir lui révéler son histoire et faire qu'enfin il n'ait plus lui non plus aucun secret pour elle. C'était ce qu'il voulait depuis le départ, et elle savait déjà que sa révélation ne changerait rien à ce qu'ils avaient. « Un homme a toujours quelques secrets... » Il glissa dans un petit sourire amusé, juste pour la taquiner et faire redescendre un peu de la pression qu'il sentait peu à peu le gagner. Il glissa sa main dans la sienne et se fendit d'une question qu'il avait envie de lui poser depuis plusieurs jours mais qu'il avait préféré laisser de coté l'autre soir, au lac, pour profiter de ces moments à deux. Il se doutait du dilemme auquel elle faisait face et qu'une partie d'elle aurait envie de retrouver sa vie dehors et ses filles, et il n'y avait pas une once de lui qui ait envie de la priver plus longtemps de leur présence. « Je resterai pour toi si tu te qualifies ou si t'as envie rester jusqu'au bout. J'ai pas vu mes proches pendant des mois et même si j'ai hâte de les revoir et de pouvoir avoir certaines discussions avec eux, je suis plus à une semaine près et ils le savent. » Il avoua doucement, et parce que c'était une question réglée dans son esprit depuis le dernier prime déjà. Il lui tardait de retrouver sa famille, tout comme il lui tardait de soutenir Roma une fois dehors, mais il avait la chance d'avoir le choix et comptait rester jusqu'au bout si elle restait aussi. « Et si je devais me qualifier et que tu ressentais le besoin d'aller retrouver tes filles dehors, tu sais que je comprendrais. » Ce serait différent, ça n'aurait pas la même saveur ni le même symbolisme, mais il n'était pas le genre à lui demander de rester si c'était pas ce qu'elle voulait. Ils seraient fixés en fin de soirée, mais il avait voulu profiter de ces quelques instants avant les premières révélations pour régler ce détail-ci et faire qu'ils abordent cette soirée avec sérénité. @Jill fut la première à prendre la parole, et son secret lui correspondait, au point que ça lui tira un sourire. @Lejla prit ensuite la parole et il resta attentif, captivé, son récit venant changer l'atmosphère qui régnait dans le salon. Gianni mit quelques secondes à s'en détacher, accueillant la révélation de @Costa et @Santo avec la satisfaction d'obtenir enfin toutes les réponses, ou un maximum d'entre elles, et finalement content pour eux qu'ils aient pu révéler leur histoire exactement comme ils l'espéraient. Un fin sourire aux lèvres, il accueillit la suite, la révélation de @Maci qui apportait un éclairage différent sur certaines choses, celle de @Presley qui le surprit mais le fit surtout marrer sur la fin, puis celle de @Cami et @Louis qui était l'autre double-révélation attendue sur ce prime. Il avait senti pas mal de choses, au fil des semaines, et c'était plaisant d'avoir enfin toute l'histoire.

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William Quincy-Clifford
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] — Dim 26 Juil - 23:25


Le Maître invite @izïa à prendre la parole pour la révélation de son secret.


@izïa, nous t'écoutons.
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Message (#) Sujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.13 - [26/07] —

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