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 don't let me down w/costa (samedi 1h45)

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Roma
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Message (#) Sujet: don't let me down w/costa (samedi 1h45) — Lun 27 Juil - 23:24

Please don’t let me down
Oh please don’t, please don’t
Please don’t let me down
I said
- @costa -


Il était déjà tard, ou tôt selon le point de vue. Et elle cherchait déjà depuis quelques temps maintenant, presque désespérément la silhouette longiligne d’un certain napolitain. Les anciens ont beau être revenu, à une certaine heure de la nuit les innombrables pièces se vident une à une et il est difficile de trouver âmes qui vivent. De toute façon, elle ne trouvera pas le sommeil. Alors autant les faire une à une. Elle avait commencé par le rez-de-chaussée, pensant le trouvé sur la terrasse ou encore dans le salon. Il lui aura fallut parcourir tout le premier étage, puis le second avant d’enfin le trouver. Et finalement c’était évident non ? La veille de la grande finale, de le retrouver là où tout avait commencé pour eux deux. Dans cette pièce chaleureuse qui avait accueilli une Roma sous ébriété et un Costa toujours plus réceptif aux défis qu’on lui lance. Restant dans l’encadrement de la porte elle l’observe d’un oeil attendrit, vaquer à ses occupation, ayant presque la même position qu’il y a quelques semaines, mois, elle ne sait plus. Elle arrive à imaginer sur les traits de son visage le gamin de Naples qu’il est toujours, malgré ses grands airs d’homme de la bande. Ses grands airs de « papa » qui prend sous son aile les gamins perdus comme Santo. Son épaule droite venant reposer contre l’encadrement de la porte, elle l’observe encore un instant, bien contente de ne pas avoir du grimper jusqu’aux combles pour le trouver au sein du chalet immense. Un endroit qui avait été assez étrange dans les premiers instants pour Roma, qui avait mis un certain temps à s’y habituer. Toujours un peu chez elle avec ses filles. Elle avait vécu les premiers jours avec une culpabilité qu’elle laissait planer sans honte sur son doux visage. Aujourd’hui quand elle pense à la fin, aux derniers jours, dernières heures, elle a ce pincement au coeur. Et son regard ne glisse plus de la même façon sur les moulures en bois, les cadres poussiéreux, les ouvrages , les luminaires qui habillent la pièce. C’est avec un voile de nostalgie dans le regard qu’elle contemple, aussi bien les lieux chaleureux que certains des candidats. Et maintenant Costa. Parce que comme pour l’intérieur de ces lieux, elle ne pourra pas dire si un jour elle aura l’occasion de revoir sa tête de napolitain, son sourire cassé, ses tatouages par milliers. Pourtant elle avait été longtemps certaine qu’elle le reverrait assez vite, mais maintenant qu’il s’est raconté. Elle n’est plus sûre de rien, sachant que trop bien qu’il retournera aussi vite que possible animer les rues de son quartier avec sa gouaille, son bagou et cet éternel crooked smile. Elle annonce à peine sa présence, avec ses pieds nus qui font légèrement craquer le beau parquet à chevrons. Ses prunelles clairs croisent, celles plus sombres de le l’indienne et elle affiche un demi sourire sur ses lèvres, s’invitant sur les banquettes. Elle l’observe encore un instant, le rythme de ses pensées animant nerveusement ses pupilles. « Tu vas me manquer. » Elle se décide alors à dire, simplement. Plutôt que de l’assaillir de question, ou de le faire culpabiliser sur un éventuel retour en Italie, quand elle n’avait qu’une hâte: celle de lui présenter ses gamines sous le prétexte d’une balade au parc. Et elle pose une main sur la sienne, sa sincérité désarmante habillant son regard.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: don't let me down w/costa (samedi 1h45) — Mer 29 Juil - 9:27

Comme à son habitude, Cos ne dort pas, installé face à la cheminée éteinte de l'un de ses coins préférés du chalet. Inlassablement, depuis lundi, il relit ponctuellement, encore et encore, les quelques mots enchaînés par Draco sur le RS. Drac, son meilleur pote, son frère, depuis qu'ils sont en âge de parler. Drac en qui il avait une confiance aveugle, Drac et les autres qui avaient réussi à délocaliser leurs deux familles après leur coup de pied public dans la fourmilière. C'était sa seule limite, à Costa, la seule chose qui aurait pu l'arrêter de foncer dans son inconscience : l'idée que ses actes puissent porter atteinte à sa famille. Il ne se le serait jamais pardonné, s'il était arrivé quoi que ce soit à Giu ou Nico, à sa mère et même à son père. Il y avait aussi Ceci, dans l'équation, qu'ils le veuillent ou non, tous les deux, et il s'efforce de ne pas y penser, même si sa conversation avec Aera l'a mis face à des questions qui resteront sans doute toujours sans réponse. L'envie de les interpeller tous sur le RS le démange, l'envie d'en savoir plus, d'avoir des détails le rend dingue, le torture, le fait tourner en rond comme un loup en cage, mais il peut plus rien faire, à présent. C'est à la P10 de gérer en attendant leur retour. Et Cos, malade du contrôle, ça menace de le faire vriller à chaque seconde. Il soupire, pour chasser de son esprit les visages qui comptent. Il les expose à la mort, en jouant à ce petit jeu. Il le sait. Ils le savent tous. La camorra, elle s'en prend aux proches. A la famille, aux amis, aux compagnes, aux enfants. C'est leur manière de faire, leur politique dégueulasse pour faire souffrir les dissidents avant de les prendre eux-mêmes en chasse. Et si tout leur plan avait eu l'impact qu'il devait avoir à Naples, alors ils avaient soufflé à leur foyer leur amour, une dernière fois. Parce qu'ils ne pourront plus jamais y vivre comme avant. Plus jamais. Des bruits étouffés de pas sur le parquet tirent son esprit toujours en alerte de ses pensées et il vrille aussitôt son regard sur la silhouette de Roma, dont la vision le détend instantanément. Il répond à son sourire par un regard doux et la laisse mettre de l'ordre dans des idées qu'il devine agitées. Ils n'ont pas encore eu l'occasion de réellement discuter, Roma et Costa, depuis le prime de la demi-finale. Pas comme ça, seul à seul, sans langue de bois. Il n'a pas la moindre idée de ce qu'elle pense de lui, à présent, derrière sa tendresse habituelle, ses sourires au détour des couloirs et leurs complicité. Ils auraient eu l'occasion de prendre ce temps-là, mille fois même, mais ils l'ont pas fait. Il sent son cœur qui se serre malgré lui. Il n'a jamais compris pourquoi la douceur de Roma lui faisait cet effet-là et pourquoi elle parvenait toujours à le désarmer sans rien faire. Depuis le premier soir, il a pour une elle une estime qu'il ne s'explique qu'à moitié. Probablement qu'il se reconnait beaucoup en elle, et qu'il voit dans ses prunelles ce qu'il aurait pu devenir, dans d'autres circonstances. Quelqu'un de bien. « Toi aussi tu vas me manquer » il sourit en tenant ses doigts entre les siens. C'est sincère. Il est beaucoup dans la retenue, ici, Costa, parce qu'il sait qu'il n'a rien à leur offrir dans l'avenir, si ce n'est de la déception et de l'absence. Pragmatique, indifférent, il a déjà arrêté de faire l'effort avec la moitié des gens qui sont ou ont été dans le chalet, à vrai dire. Il a déjà tourné beaucoup de pages, terminé beaucoup de livres. Puis restent les autres. « Je sais pas trop à quoi ma vie va ressembler, prochainement, alors je ne peux rien te promettre, mais je viendrai te voir, si je peux. Ou au moins, je t'écrirai. » C'est pas grand chose, pas aussi chouette que la patinoire avec Jessie et Sonja ou le tour de carrousel, ou flâner dans les ruelles de Londres. Mais c'est tout ce qu'il a pour l'instant, tant qu'il ne saura pas s'il se fera descendre aussitôt Naples reconquise ou jeté en taule pour un bon paquet d'années. « Mais je comprendrais si tu n'avais plus envie que je rencontre tes filles » il précise en posant sur elle un regard franc. Il sait qui il est, Cos, il sait ce qu'il est et il sait ce que ça veut dire pour les autres. Lui, il est fier de ce qu'il a accompli, de ce qu'il est devenu, peu importe que ça le rende encore pire. Il referait tout. Sans hésitation. Parce qu'il a toujours été droit et respectueux de ses principes. Il n'a jamais voulu faire de mal à qui que ce soit, mais parfois, c'est inévitable et là-dessus, il est très rationnel. « Comment ça va se passer, pour toi ? Vous retournez tous les deux à Londres ? » Il est heureux pour Roma et pour Gigi, bien sûr, content qu'ils se soient trouvés, aimés, découverts. Mais sa question, elle cherche surtout à savoir si elle sera seule face à son passé, une fois rentrée chez elle.

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Message (#) Sujet: Re: don't let me down w/costa (samedi 1h45) — Mer 29 Juil - 14:52

Au lieu de le chercher aux quatre coins du chalet, elle aurait du y penser qu’il serait là. Face à une cheminée sans feu, l’esprit vagabond. Parce qu’avant même le contrait il passait son temps dans ce coin de banquette, souvent un carnet ou une tablette à la main. Quand elle préférait l’atmosphère de la terrasse pour se plonger dans ses carnets à elle. Ils n’avaient pas vraiment parlé depuis la révélation de son secret et ce n’était pas par manque d’envie, mais peut-être par manque de mots. Elle avait écouté son histoire avec une émotions palpable, imaginant les épreuves qu’ils avaient tous les deux du surmonter, les épreuves d’un quartier, d’une ville. Elle n’avait rien occulté, que ce soit les armes, la mort, la violence. Elle ne voulait pas minimiser ce qu’il a fait et ce n’était pas possible. Mais peut-être qu’il y a bien longtemps qu’elle avait décidé de l’accepter, de l’aimer comme Costa, peut importe son histoires, ses bagages. C’était agréable de mettre des mots sur cette violence, cette frustration qu’elle voyait parfois passer dans son regard, comme un fantôme du passé. Elle ne savait pas trop quoi lui dire Roma, maintenant qu’ils étaient là tous les deux en tête à tête. A part cette vérité désarmante, qu’il allait lui manquer. Au final, elle s’était souvent rassuré sur sa propre situation en se disant qu’elle aurait en plus de Gianni, Micha, la silhouette rassurante d’un Costa dans les rues de Londres. La vérité était tout autre et elle ne lui en veut même pas de lui avoir fait miroiter des instants de vies normaux autour d’un carrousel ou d’une patinoire. Parce qu’elle le savait sincère à ce moment là, elle savait que ça lui plairait de rencontrer Jessie et Sonja, de prendre une glace au kiosque près de la Serpentine et finir la balade par un passage devant le mémorial à Diana. Elle étire un sourire triste quand il lui répond la même chose, un manque mutuel qu’elle ne savait pas comment ils pourraient le combler en réalité. Parce que sa situation à lui était d’autant plus incertaine. La justice, allait forcément sa saisir de tout ça. Et ce n’était pas tellement elle, que Roma craignait dans cette histoire. Sa tristesse s’accentue encore, quand il parle de venir la voir, de lui écrire, de garder un lien. Parce qu’elle n’avait vraiment pas imaginé les choses comme ça Roma, elle avait déjà trop compter sur lui, sur sa présence. Elle voyait déjà ses filles parler de lui comme tonton Costa. Et elle vient réclamer une petite place à coté de lui, vient se blottir en réprimant un soupire triste. « Si tu m’écris, je veux pleins de détails futiles. » De la couleur du ciel en passant par les vêtements qu’il porte. Elle s’écarte un peu de lui pour observer son regard quand il parle de ne plus rencontrer les filles. Elle n’y avait pas tellement songé Roma, elle pensait tout simplement que la vie ne leur permettait certainement pas de se retrouver un jour. Soi parce qu’il était en prison, trop occupé avec la paranza, ou mort quelque part. La dernière solution ne lui plaisait pas, forcément. Et elle ne voulait même pas y penser réellement, occultant cette possibilité. « Est-ce que ce serait dangereux que tu les rencontre ? » Elle demande alors, avant de retourner se blottir dans ses bras. Parce que c’est bien la seule chose qui pourrait la faire revenir sur cette rencontre dont ils avaient parlé. Il n’est pas un modèle de moralité ? Et alors ? Le Costa qu’elle a apprit à connaitre à travers cette émission, n’est clairement pas quelqu’un qu’elle voudrait loin de ses filles. Et clairement elle n’était pas encore prête à renoncer à cette idée, parce qu’elle était beaucoup trop ancré dans sa tête. Et il lui parle de la fin, de comment ça va se passer pour elle. Londres à deux ? Elle étire un sourire contre son pectoral. « Hm hm. » Elle répond alors dans un premier temps. C’est le plan. « Il va certainement repasser par chez lui avant, voir sa famille. » Elle suppose, du moins c’est ce dont elle essaye de le convaincre. De ne pas simplement se lancer dans toute cette effervescence, sans aller d’abord se ressourcer chez les siens. « Sinon ça va être pancakes tous les matins, câlins à gogo, soirée films, des pop corns, écouter toutes les histoires des filles. Je suis persuadée que j’en ait pour des mois d’anecdotes. » Elle rigole rien que de penser à ce moment où elle pourrait enfin revoir leur têtes, les prendre dans ses bras, les chatouiller pour chasser les larmes et les gâter de tout son amour. « Et puis j’irais voir l’avocat dont tu me parlais. » Obtenir la garde des filles, le divorce et essayer de trouver un terrain d’entente avec Pavaan. Trop de choses qui l’attendent, en espérant que ça ne dégénère pas en sa défaveur et la fasse passer par la case rapatriement de force. Elle sait que beaucoup ici pensent que ce n’est pas possible, Gi lui même arrête pas de lui dire qu’il laissera pas faire, mais y a des choses qu’on ne peut pas contrôler. Et si Pavaan a décidé de porter plainte ? Elle a beau être une mère, elle sait qu’avoir gain de cause sera compliqué, surtout en Inde.

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