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Shannon
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Message (#) Sujet: frame by frame - 13.07, 11:00 — Dim 12 Juil - 15:39

+ IRIS

J'avais besoin de me détendre, de penser à autres choses. Refermant le petit cahier que j'avais amené comportant quelques photos de mes proches, je poussais un long soupir tandis que mon regard se perdait un court instant dans le vide. Ils me manquaient, tous autant qu'ils étaient, mais surtout Lana et Randy. Je vivais avec elle depuis maintenant quinze ans, et ne l'avais jamais laissé hors de ma vue le moindre instant. C'était étrange de se dire qu'il y avait des chances que je ne la revois pas avant un petit moment. Cela dit je n'étais pas encore certain de combien de temps j'allais rester entre les murs du domaine Quincy-Clifford. Rangeant mon cahier entre les matelas de mon lit, je jetais un coup d'oeil autour de moi sans pour autant observer le moindre détail m'entourant. J'avais fini par quitter la pièce, un peu distrait, allant me chercher un verre de jus d'orange avant d'entendre un bruit dans une des chambres voisines. C'était celle de Pippa et Iris, dans tous les cas, il s'agirait d'une candidate qui pourrait me tirer de mes pensées, appréciant les deux, aussi surprenant cela soit-il. Elles étaient pourtant bien différentes, l'une était calme alors que l'autre était quelque peu exubérante. En ajoutant le fait qu'elles semblaient assez se détester pour ne pas réussir à tenir dans la même pièce plus de cinq minutes. Ça m'étonnait d'ailleurs qu'elles aient accepté de dormir ensemble, tenté qu'elles dorment réellement par ici. Terminant mon verre, je l'abandonnais sur le plan de travail avant de pousser la porte de la fameuse chambre, m'allongeant directement à côté d'Iris en lâchant un long soupir. « C'est étrange si je dis que ma soeur et mon copain me manquent ? » lui demandais-je en plantant mes prunelles dans les siennes.

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Iris
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Message (#) Sujet: Re: frame by frame - 13.07, 11:00 — Lun 13 Juil - 12:20

Moira, ma mère est une adepte du journal intime. Durant mon enfance j'étais assez sceptique, mais elle a finit par me convaincre que ça pouvait être bon pour moi, de tout noter, mes pensées, mes désires ou simplement le déroulement de ma journée. Moi qui n'ai pas de voix. Alors j'ai commencé à écrire dans des journal, des tas de choses. Au départ je me contentais de décrire mes rêves et mes cauchemars et puis en grandissant et en entrant dans l'équipe j'ai commencé à noter mes performances sportives en plus d’anecdotes croustillantes sur les coulisses du sport féminin. Et aujourd'hui, entre ces murs j'écris tout, tout ce qui me passe par la tête, tout ce que j'observe, tout ce que je vois. Et surtout tout ce que je retiens sur les autres. Mais Moira m'a dit, maman m'a dit, que si un jour ici je me sentais seule il suffisait que je lui écrive, dans ce carnet. Que je lui adresse des mots, des pensées, des désires, des craintes ou simplement des blagues futiles. Et aujourd'hui est un jour comme celui-là. Elle me connais bien ma mère, elle sait que dans un monde comme celui-ci je peux passer de l'enthousiasme à la solitude. Parce que j'ai pas mes repères, parce que je suis plus qu'une minorité, je suis l'outsider ici. Alors elle me connaît, elle sait que je vais être perdue, que je vais décrocher et que je vais me sentir bien seule moi qui habituellement est entourée de gens qui me comprennent quasi totalement. J'ai des potes sourds, les copines du club, mes mères, la famille. Tout le monde signe autour de moi, j'ai eu tellement de chance que les gens qui comptent pour moi ont tous eut la patiente d'apprendre un nouveau langage. Ici je suis perdue. Y a bien Isidore et Gabin qui signent, mais je peux pas aller vers eux à chaque fois parce que mon but c'est justement de me tester. Et pour l'instant j'ai pas l'impression que je me débrouille comme un chef. C'est que j'adresse à ma mère Moira, là assise dans mon lit. Je lui dis que je m'en sors pas très bien, que je suis pas sûre de tenir plus longtemps, qu'elle me manque, que j'ai besoin de me sentir en sécurité finalement. Je m'étire et fais tomber quelques-unes de mes affaires au sol, elles tomberont pas plus bas alors je reste en position allongée, le nez fourré dans mon carnet que je noircie à force d'écrire mes complaintes. Je sais qu'elle me dirais de sa voix douce de ne pas abandonner. Je n'entends pas, mais je me souviens de sa voix, cette douceur. Moira c'est la douceur incarné quand Tallulah est plus dur, moins tendre mais tout aussi aimante. L'une est plus terre à terre, quand l'autre à l'esprit ailleurs, dans la nature, dans n'importe quel truc qu'elle trouve beau, qu'elle trouve artistique. L'une est athée quand l'autre se dit bouddhiste, elles sont tellement différentes que je me demande souvent comment elles ont fait pour se plaire. Mais c'est peut être ça la clef de la survie d'un couple, les différences. Parce qu'elles s'aiment, qu'elles m'aiment. La porte de ma chambre s'ouvre sur Shannon, je l'observe d'un œil distrait, il semble un peu las aujourd'hui. Il se laisse tombe dans mon lit pendant que je termine ma phrase. Je l'observe pour ne pas louper sa confidence, parce qu'il a le regard de celui qui se confie. Il a un moment nostalgique lui aussi, se plaignant de l'éloignement avec sa famille, son petit ami et sa sœur. Est-ce que je trouve ça étrange ? Pas du tout, moi qui suit très très famille je suis dans le même cas que lui. Je lui fais non de la tête avant de tourner quelques pages de mon journal pour lui écrire quelques mots : comment elle s'appelle ta sœur ? Qu'est-ce qu'il te manque particulièrement d'eux ? Je lui montre la feuille, je me comporte comme Moira là, elle dit qu'il faut en parler de tout ça, qu'il faut dire ce qui nous manque, que ça fait du bien. Je sais pas, peut être que lui il préfère garder ça secret.

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Shannon
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Message (#) Sujet: Re: frame by frame - 13.07, 11:00 — Mer 15 Juil - 10:43

Elle était compliquée cette journée, probablement parce que je n'avais pas l'habitude de m'avouer à moi même ce manque qui me gagnait quotidiennement lorsque je me retrouvais loin de mes proches. Voyez, je n'avais jamais réellement aimé vivre avec ma mère, elle était compliquée, trop laxiste, pas assez exigeante avec elle même comme avec les autres, et parfois, voire tout le temps, cela avait tendance à créer des situations plus que compliquées. Ma soeur avait été habitué à voir ma mère avec de nombreux hommes, mais on ne pouvait pas dire que chacun d'entre eux était fiable, non. Il y avait toujours eu des exceptions, mais ça ne faisait toujours qu'amorcer une certaine lassitude dans le coeur de celle ci. Ma mère avait toujours su séduire les hommes. Elle était belle, typée espagnole avec de long cheveux bruns, et un grain de beauté juste au coin de l'oeil, soulignant ces deux perles vertes qui pouvaient transpercer le premier venu. Parfois, elle se faisait une tresse, ici et là, soulignant son insouciance et ce côté enfantin qu'elle clamait. Elle était une Peter Pan des temps moderne, négligée et abandonnée. Car oui, j'avais choisi de la laisser derrière pour commencer une nouvelle vie, adoptant ma demi soeur et levant les voiles pour l'Angleterre sur les quelques sous que j'avais économisé tout au long de mon enfance. Il n'y avait tout bonnement aucun avenir pour nous au Mexique, et je ne voulais pas que Lana ait à souffrir d'une vie dont elle ne rêvait pas. Car comme toute gamine, elle avait des rêves de grandeur, avoir un château, rencontrer le prince charmant, devenir chanteuse. Et quelque part, c'était mon rôle de grand frère que de l'aider à réaliser tout ça. Au départ, j'avais travaillé d'arrache-pied pour lui payer une école payante, avant de finalement être embauché comme apprenti journaliste. Ma mère elle, était encore au Mexique, et si j'en croyais les dires de mes proches avec qui j'avais gardé contact, elle ne semblait pas s'être repris en main, ni même penser à nous. Parfois, je me sentais coupable de ne pas l'avoir aidé plus, mais je savais bien qu'elle ne m'aurait de toute façon pas laissé faire. C'était toutes ces pensées qui s'entassaient peu à peu dans ma tête au fur et à mesure que les jours s'écoulaient. Le problème avec cette aventure, c'est qu'elle nous laissait beaucoup trop de temps pour réfléchir, pour nous remettre en question. Alors, là, allongé à côté d'Iris, je m'étais permis de lui poser une simple question ce à quoi elle m'avait demandé le prénom de ma soeur et ce qui me manquait particulièrement chez elle et mon copain. « Elle s'appelle Lana. C'est la plus belle des filles de son âge, les garçons se l'arrachent dans son collège. » un sourire nostalgique s'esquissa au coin de mes lèvres. « Ce qui me manque le plus, je crois, ce sont ses confessions, sa vision de la vie, de son futur. Tu sais comme sont les gamines de quinze ans, elles rêvent. » C'était aussi pour ça que j'étais là, pour lui permettre de lui donner les moyens de réaliser ses rêves. « Quant à Randy lui, c'est son sourire, sa simple présence. J'ai l'impression d'être en sécurité dans ses bras, d'être apaisé par ses paroles, même lorsqu'il râle, et dieu sait qu'il le fait souvent. » un léger rire plus tard et voilà que j'ajoutais « C'est mon amant, mais avant tout mon meilleur ami. » Mon regard croisait celui d'Iris une poignée de secondes avant de finalement échouer sur le bouquin qu'elle avait entre les mains, ressemblant fortement à un journal intime. « Et toi, qu'est ce qui te manque le plus de l'extérieur ? » Je me doutais que si elle avait un bouquin comme celui ci, c'est qu'elle se sentait parfois le besoin de poser des pensées à plat pour pouvoir s'apaiser, alors peut-être qu'échanger avec quelqu'un d'autre lui ferait du bien.

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Message (#) Sujet: Re: frame by frame - 13.07, 11:00 — Jeu 16 Juil - 13:45

Tranquille dans mon lit je noircis ces pages. Je m'attends pas à me retrouver en compagnie d'un Shannon en prise à la nostalgie. On peut pas se rendre compte de la difficulté de l'aventure avant d'y être dedans. On peut pas savoir si les gens vont nous manquer, si on va s'entendre avec tout le monde, si on va se sentir comme à la maison. Ici on a trop de temps à nous pour penser. Penser au chose qu'on laisse de coté, qu'on oublie parce qu'on a pas le temps, parce qu'on fait exprès de s'occuper pour pas penser. Dans le jeu on peut pas faire trois millions de trucs pour s'empêcher de penser, y a pas moyen. Alors faut faire avec, et moi j'ai deux façon de gérer ça. J'écris en écoutant les conseils de ma mère ou alors je fonce tête baissé dans une session de sport intensive dans l'espoir que ce soit le truc miracle. Habituellement je dois dire que je suis plutôt en monde fonceuse qui essaye de tout oublier, mais aujourd'hui je me pose et j'essaye d'y faire face, d'écrire les doutes, les peurs. Je suis pas certaine que ce soit une solution miracle, mais bon on peut toujours essayer. Alors je comprends que Shannon soit en mode nostalgie, je le comprends et je pense qu'à deux on peut sortir de ce tourbillon là. Se relever et y penser d'une manière plus positive. Je lui demande alors le prénom de sa sœur, je ne savais pas qu'il avait une sœur. Pour son mec, tout le monde sait ici qu'il sort avec Randy. Tout le monde le connaît ici, je trouve ça dingue d'ailleurs qu'ils soient tous les deux ensemble. C'est vrai que Shannon il a un coté ours mal léché, mais à coté d'un Randy qui râle tout le temps, surtout et n'importe quoi... y a une grosse différence. Mais quand je prends l'exemple de mes mères, finalement ce n'est pas si étonnant. Je commence à me dire que le secret c'est de trouver une personne qui n'est pas totalement comme toi pour faire durer une relation. Moi qui me tue à me dire qu'il n'y aurait qu'un sourd qui pourrais me convenir ? Peut être que je me trompe ? Peut être qu'un entendant me conviendrait mieux ou tout autant. Je préfère même pas y penser de toute manière, toute cette histoire de romance... je crois que la réponse à cette question c'est que je suis pas du tout faite pour ça. Elle s'appelle Lana qu'il me dit, je trouve ça jolie. Je suis bête ça me fait penser à Smallville, mais du coup quand il me dit que c'est la plus jolie de sa classe je ne peux qu'y croire vu que je l'associe à la Lana de Clarke. Elle a quinze la gamine, c'est marrant je l'imaginais plus vieille que ça quand il m'a parlé de sa sœur la première fois. Je pensais qu'elle avait la vingtaine et qu'ils étaient inséparable. Mais là vu son âge je comprends qu'il a du l'élever lui-même ou du moins une partie de sa vie, puisqu’il ne parle pas d'une mère. Et puis ça confirme l'idée que je me fait de lui, Shannon c'est un type bien. Un mec courageux, responsable. Shannon c'est un peu l'archétype du mec bien, mais pas lisse. Il est drôle, gentil, un peu bourru, mais surtout adorable malgré sa franchise à coupé au couteau. Je l'aime beaucoup et plus il me parle de sa vie, de sa sœur, de son Randy, plus je me dis que je pourrais avoir une confiance totale et aveugle en lui. Je sais pas, c'est un mec intègre, je pense pas qu'il me ferait des crasses. Mais moi et ma méfiance... Quand il me parle du sourire de Randy, je souris légèrement, j'attends qu'il ait finit de me parler de lui, je rigole pour de bon quand il me parle de ses humeurs et puis je griffonne sur mon carnet : il sait sourire ? Je plaisante bien entendu, mais faut dire qu'il a sa réputation le Randy. Et puis j'ajoute : tu as de la chance d'avoir quelqu'un comme lui, d'avoir ta sœur aussi, t'es un mec chanceux ! Ouais il l'est vraiment, j'espère qu'il s'en rend compte. Parce que c'est pas donné à tout le monde de pouvoir parler de sa famille comme ça. Je pense qu'il y a un fond de noirceur sous cette histoire, mais à l'heure d’aujourd’hui il m'a l'air plutôt heureux avec sa petite sœur dans les pattes et son amoureux dans les bras. Et moi alors ? Qu'est-ce qui me manque le plus de l'extérieur ? Tout je crois. Tout me manque. Je réfléchis un petit moment, le regard perdu dans le vide avant de me lancer dans la rédaction d'un roman. Tout me manque, la maison, mon lit, l'odeur horrible du chien quand il revient d'une balade sous la pluie. La ville me manque, traîner sur les quais de Liverpool, boire des bières entre potes. Mais ce qui me manque le plus ce sont mes mères, on est très fusionnelle, tellement que malgré le faite que j'ai pris mon indépendance financièrement je reste vivre avec elle. Je me vois pas du tout vivre ailleurs, sans elles. Leurs bras me manques, leur odeur, leurs sourires. Celui plus pincé de Tallulah et l'autre plus rayonnant d'une Moira. La boutique d'antiquité de ma mère me manque, les manie de paparazzi de l'autre me manquent. Et puis le club me manque, les filles, le coach, jouer, les entraînements, le pub... tout. J'ai un peu la gorge serrée quand je termine mon roman et que je lui fous sous les yeux. Tu vois dès fois, je me dis que c'est pas une bonne idée de parler de ce genre de choses. Moi ça me remue et j'aime pas être remué comme ça. Je veux rester la même Iris, enjouée, toujours.

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Message (#) Sujet: Re: frame by frame - 13.07, 11:00 — Jeu 16 Juil - 15:14

C'était après seulement quelques semaines d'écart que j'avais réalisé à quel point mes proches pouvaient être importants dans ma vie, et même si je faisais avant tout cette aventure pour moi, une part de moi ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle était également pour eux, pour les rendre fier. La remarque d'Iris eut le don de me faire rire. Si Randy savait sourire ? « Je dirais même qu'il a le plus beau sourire du monde. » C'était assurément ce qui m'avait fait craquer chez lui. Evidemment, le faire sourire s'avérait être compliqué lorsque l'on ne faisait pas partie de son entourage proche, mais chez moi, c'était très certainement l'expression qu'il arborait le plus. Nous étions compatibles en étant pourtant totalement différents l'un de l'autre, ce qui pouvait paraitre étrange, mais qui prenait tout son sens lorsque l'on nous avait sous les yeux. Iris me répondait bientôt que j'étais chanceux de les avoir, et j'en avais bien conscience. On ne pouvait pourtant pas dire que j'étais parti dans la vie bien accompagné lorsque l'on voyait mes parents, mais cela ne m'avait pas empêché de vouloir aspirer à mieux. Ma famille à moi, je l'avais construite. Evidemment, j'avais conscience que Randy et moi n'étions en rien engagés, que rien ne nous liait à la vie et qu'il était possible que du jour au lendemain, tout soit terminé. Je crois qu'au fond, c'était ce que le mariage apportait. Une assurance, comme si le simple fait de passer une bague au doigt de l'autre pouvait calmer tous les songes, tous les doutes, chose qui n'était en réalité pas vrai puisque de nombreux mariages terminaient en divorces. Pour tout vous dire, je ne savais pas bien ce que je souhaitais. Enfin si, je voulais le garder près de moi, évidemment, mais je ne savais pas si je pouvais faire ma demande, ou si je devais attendre qu'il la fasse. Randy restait quelqu'un de plutôt compliqué, d'imprévisible, totalement hors des marges de la société, avec un libre arbitre bien à lui, et des pensées bien arrêtées sur tout ce qui pouvait l'entourer. Elle me plaisait, sa vision du monde, du futur, mais je savais qu'elle me plairait encore plus si je venais à en faire partie. « Ça fait six ans que nous sommes ensemble maintenant... Est-ce que tu trouves ça étrange que l'on ne soit pas engagés ? » Les couples se mariaient rapidement en général, après trois ou quatre ans ensemble, mais nous, nous avions chacun notre appartement, et évidemment, même si nous vivions souvent l'un chez l'autre, on ne pouvait pas dire que nous avions réellement sauté le pas. Et je ne savais pas trop si ça venait de moi ou bien si c'était parce que l'on osait tout simplement pas. Après avoir posé mes yeux sur le bouquin de la jeune femme, je lui demandais donc ce qui lui manquait le plus à l'extérieur, me disant que s'il s'agissait bel et bien d'un journal intime, elle avait très certainement besoin d'échanger avec elle même, voire peut-être avec quelqu'un d'autre sur ses manques, ou tout simplement sur des détails de sa vie qu'elle jugeait important de mentionner. Elle me racontait ainsi que tout lui manquait, et je souriais à divers reprises tout au long de ma lecture. Ce que je comprenais surtout, c'était qu'elle avait deux mères, chose que je n'avais pas pu m'empêcher de dire à l'oral. « Deux mères ? » Je trouvais ça bien, et quelques part, cela me donnait également de l'espoir dans ma relation actuelle, comme quoi un couple du même sexe était capable de vivre pas mal de temps ensemble et même d'avoir une fille. « Qu'est ce qui t'a poussé à faire du foot ? » repris-je finalement, curieux. Je me demandais si elle en faisait depuis toute petite, si elle avait toujours été aussi casse-cou ou si ça lui était venu plus tard.

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Iris
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Message (#) Sujet: Re: frame by frame - 13.07, 11:00 — Jeu 16 Juil - 17:37

Je me demande bien ce que ça doit être de vivre une histoire d'amour avec un mec célèbre ? Je sais pas, ça doit être assez compliqué non ? De vivre dans son ombre, c'est peut être pour ça qu'il est là d'ailleurs. Pour se faire un nom et ne plus être l'ombre de Randy ? Ou bien il n'a jamais vécu sa célébrité comme quelque chose de contraignant ? J'ai du mal à m'imaginer dans une situation similaire. Mais pourquoi pas ? Peut être qu'un jour je serais le footballeuse la plus célèbres du Royaume-Uni et que je vais me retrouver en couple avec un type sans histoire qui trouvera ça horrible de vivre dans mon ombre ? Ou bien le contraire, je vais tomber raide dingue amoureuse d'Elden, on aura des bébés... ouais non. Ça le fait rire que je lui demande s'il sait sourire le Randy, dans l'intimité certainement. D'ailleurs selon lui il a le plus beau sourire du monde. J'aimerais parler de quelqu'un comme ça. Avoir les yeux qui pétillent, parler de lui comme de quelqu'un d'unique, d’exceptionnel. J'écris : c'est clair que j'ai aucune chance avec toi... Trois petit points et une moue de chien battu. J'esquisse un sourire avant d'ajouter : comment c'est d'être avec quelqu'un de connu ? Je l'interroge du regard. J'essaye de me faire une idée de leur relation. C'est difficile sachant que je n'ai jamais vraiment été en couple de toute ma vie, enfin y a bien ces quelques histoires du lycée, mais bon... à part ça. Il me confie autre chose, oh je sais pas si je suis bien placé pour lui donner des conseils en matière de longévité de couple et des étapes importantes. Mais je trouve ça cool qui me fasse assez confiance pour m'en parler, ça me flatte même. Alors avant d'inscrire une réponse sur mon journal je préfère prendre mon temps, y réfléchir. La réponse qui me vient automatiquement c'est que c'est pas étrange, mais je vais pas juste lui dire ça, faut que je lui dise quelque chose d'assez convaincant. Et puis je vois pas pourquoi ce serait étrange en faite. Alors je reste sur cette réponse. Je commence à écrire: Non c'est pas bizarre, y a différentes formes d'engagement. Ce n'est pas parce que vous êtes pas marié que vous n'êtes pas engagé l'un à l'autre. Enfin je crois, je suis pas experte. Je sais pas s'il doit m'écouter ou bien chercher un avis ailleurs, mais bon je crois que c'est pas totalement con ce que je dis. J'en viens à lui dresser un portrait de ma vie de ce qui me manque. Tout me manque en réalité, mais surtout mes mères ouais. On est tellement proche elles et moi, je peux pas me passer d'elle et franchement je pensais pas qu'elles me manqueraient autant. Mais c'est pas si étonnant, je suis sûre que pour elles c'est encore plus dur. Il semble étonné d'apprendre que j'ai deux mères, je pensais lui en avoir déjà parler, mais faut croire que non. Ça doit faire écho à sa relation avec Randy. Je fais oui de la tête et souris tranquillement. Deux mamans et très fière d'elle. Je sais que pour certain c'est quelque chose d'étrange. Souvent on me demande si l'absence d'un homme dans ma vie m'a pas fait du mal, certains pensent même que c'est pour ça que je m'habille de manière assez masculine pour refouler un manque ou je ne sais quelle connerie encore. Je suis très bien comme ça, j'ai manqué de rien et certainement pas d'amour. Qu'est-ce qui m'a amené au foot ? C'est une bonne question. J'ai toujours été une véritable casse-cou, à grimper partout, à courir tout le temps. Les robes j'ai jamais aimé et je ramenais toujours des jeans troués. Je commence à écrire me positionnant de façon à ce qu'il puisse lire en même temps que j'écris. On était aller voir ma cousine qui faisait du foot en club, j'avais treize ans. Je voulais pas venir, mais j'ai adoré. Après que j'ai perdu l'ouïe je me suis un isolés, renfermé et quand j'ai assisté à ce match c'était comme une révélation ! L'année suivante je m'y suis mise et puis voilà. Ma cousine elle a arrêté une fois entrée au lycée, moi j'ai jamais arrêté, je crois que je pourrais pas en réalité. Le jour où j'ai une blessure grave ça va être horrible pour moi, je croise les doigts pour que ça ne m'arrive jamais. Je l’observe d'un œil tendre avant de lui poser une question à mon tour : T'es journaliste c'est bien ça ? C'est comment le Mexique ? Je voyage assez grâce aux différents match, mais j'ai pas encore eut la chance d'aller au Mexique, un jour peut être ?

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Message (#) Sujet: Re: frame by frame - 13.07, 11:00 — Ven 17 Juil - 9:52

La prochaine remarque de la jeune femme eut le don de me faire sourire. En effet, elle pouvait bien tenter sa chance, mais je ne promettais pas d'être très réceptif. Je ne savais pas trop quoi répondre à sa prochaine question, car à mes yeux, Randy n'avait jamais été quelqu'un de connu. Enfin, je veux dire, évidemment que tout le monde avait plus ou moins déjà entendu son nom par ici, mais j'avais commencé à le fréquenter lorsqu'il n'était pas encore dans l'émission, et avais même été dans sa vie au moment où il l'avait intégré, même si à l'époque, rien n'était ou ne pouvait être officiel. Je l'avais vu évoluer, progresser dans le milieu qui lui faisait envie. Parfois il m'était même arrivé de le jalouser, mais je savais bien que ça n'était pas quelque chose que j'étais en droit de faire. Tout simplement parce que lui et moi avions deux parcours totalement différents, incomparables, et que je n'avais pas pu progresser aussi vite que lui. Pourtant, des étapes, j'en avais sauté un paquet, notamment les trois classes lors de mon cursus scolaire. Mais en attendant, j'avais également perdu quelques années à m'occuper de ma mère, à enchainer des petits boulots ici et là en espérant pouvoir économiser assez pour partir loin, très loin, et tenter de réaliser mes rêves. Evidemment, tout ceci, c'était avant de le rencontrer, lui. « Je ne suis pas certain que ça change quoi que ce soit. » débutais-je, pensif, en réfléchissant à la question en profondeur. Est ce que cela m'avait déjà posé problème ? « Disons que j'ai rapidement eu confiance en lui, du coup je ne m'en suis jamais trop fait quant aux... déboires de la célébrité. Je ne pense pas qu'il soit un jour allé voir ailleurs. » Du moins je l'espérais de tout coeur, car de mon côté, c'était bel et bien le cas. « Ça a un côté assez valorisant aussi. A l'époque personne ne savait réellement que nous étions ensemble, parce que c'était moins compliqué ainsi. Mais à mes yeux, qu'il soit célèbre ou non, il reste Randy. » Du coup non, ça ne faisait aucune différence. Un doux sourire s'était un court instant installé sur mon visage alors que je m'appuyais sur l'un de mes coudes pour me repositionner. Maintenant tout le monde ne devait pas avoir la même expérience que moi, car certaines célébrités devaient être plus difficiles à vivre au quotidien. Je m'estimais assez chanceux de ce côté là, oui. Et puis finalement, la prochaine question m'était venue tout naturellement. Est ce que c'était étrange que l'on ne soit pas engagé après autant d'années ? Iris préférait prendre son temps avant de me répondre, ce que je respectais totalement. Car moi même, je ne savais plus bien où se situait la réponse que je souhaitais entendre. Une part de moi se disait qu'il n'y avait pas de raison de vouloir changer quoi que ce soit, que tout était très bien ainsi, alors que l'autre souhaitait toujours un peu plus. Et je savais que ce désir pouvait parfois détruire certaines relations, alors oui, j'hésitais. Finalement elle écrit qu'elle ne trouvait pas ça bizarre, qu'il y avait différentes formes d'engagement et j'approuvais d'un signe de tête, le tout accompagné d'un murmure souligné par mon accent natal. « Tu as probablement raison, oui. » Pourquoi demander plus lorsque l'on était déjà satisfait de ce que l'on avait ? Quelque part, je me disais que si je ressentais le besoin d'un engagement quelconque, c'est que je n'étais probablement pas aussi satisfait que je me l'étais imaginé. Préférant chasser toutes ces pensées de ma tête, je me reconcentrais donc sur la jeune femme et son histoire. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle ait deux mères, même si il fallait bien avouer que cette histoire avait le don de me rassurer quelque peu quant à mon futur. Je ne savais pas bien si je voulais des enfants ou non, car quelque part, ma soeur l'était déjà plus ou moins même si je n'étais techniquement pas son père. Iris évoquait ensuite les raisons qui l'avaient poussé à s'intéresser au foot, et apparemment, ça s'était produit après qu'elle ait été atteinte de son handicap. Le foot l'avait donc motivé à aller mieux, à s'inclure dans la société, ce qui m'avait chaudement fait sourire, je trouvais ça vraiment bien comme rebondissement pour la gamine qu'elle avait été. « Tu as du vivre ça comme un véritable renouveau. » Déjà, elle avait probablement du réapprendre à vivre, changer drastiquement ses habitudes de vie, ne serait-ce que pour ajuster celle ci à son handicap, mais en plus, trouver une activité pour laquelle elle était destinée avait du lui permettre de s'épanouir pleinement, j'étais heureux pour elle. La jeune femme griffonnait une nouvelle question, puis deux, alors que je haussais les épaules. « Oui, tout à fait. Enfin, on ne peut pas dire que je m'épanouisse autant que toi dans mon travail, mais j'aime écrire, donc j'ai espoir que ça s'arrangera par la suite. » L'écriture était un peu tout ce qui m'animait, me permettait d'avancer. Poser mes avis, pensées, critiques sur un papier avait le don de m'aider à aller de l'avant. Pour la prochaine question, mon expression était déjà plus mitigée. « C'était compliqué. Je n'ai pas franchement eu une... une hm... enfance, facile. Et puis je ne vivais pas aussi confortablement qu'aujourd'hui. » même si ça n'était pas encore tout à fait ça, au moins ici, j'avais un travail, une vie. « J'étais comme un gosse lorsque je suis arrivé en Angleterre. » repris-je finalement en riant quelque peu. « A détailler tout, absolument tout du regard, comme si je n'avais jamais vu de lampadaires, ou de taxis de ma vie. C'était assez pathétique, et ma soeur n'avait pas l'air bien plus maline que moi. » Mais en même temps, elle était toute jeune à l'époque, alors forcément, on pouvait plus facilement l'excuser.

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    Even if that means feelin' the pain, that's what we gotta do. Let it fall apart, come on and break my heart, break it right in two.
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