Le Deal du moment :
Sortie Nike : les nouvelles baskets Air Max Plus
Voir le deal
169.99 €

Partagez
 

 rocket (Mo, le 03/08 à 17H29)

Aller en bas 
AuteurMessage
Iris
Voir le profil de l'utilisateur   
rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) Empty
Message (#) Sujet: rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) — Dim 2 Aoû - 1:17

Je me cache, j'avoue. Je sais pas je veux voir personne, je ressens pas ce besoin de solitude. Non c'est autre chose. Je crois qu'au font j'ai envie d'être entourée là tout de suite, mais que j'ai peur de ce qui pourrait se passer, de celle que je pourrais devenir au contacte des autres. Je me sens le cul entre deux chaises. Je savais à quoi j'appartenais avant. Je savais où me placer. Maintenant j'ai l'impression d'être plus vraiment comme avant. De changer. Je ne sais pas si j'aime le changement, sachant que la dernière fois qu'il m'est arrivé un changement conséquent c'est quand j'ai perdu l'ouïe. Forcément c'est pas une bonne chose. Mais là je crois que ça pourrait être une bonne chose. En même temps que je crois que j'ai aussi peur des bonnes choses, peut être plus que des mauvaises.  La nature humaine est faite bizarrement. Je crois que je suis simplement perdue, autant que cette grande au beau milieu de ce champs. Et je me dis qu'on est bien là toute les deux, je vais bien avec le décors. Le cul sur la terre et les ongles qui l'écorche pendant que mes dents font la peau à mes lèvres. Je crois que je suis la plus grosse menteuse de toute l'histoire des menteuses. Sérieusement je me suis menti à moi-même toutes ces années. Faisant croire à tout le monde que j'étais une sourde forte et fière de l'être. A tenir le genre de discours qu'on vous sert dans les réunions de soutiens. Ouais être sourd c'est cool, parce qu'on voit la vie d'une façon différente tout ça tout ça. Mais tu sais quoi, moi je donnerais tout pour entendre leurs voix à eux. Pour les entendre rire, chanter, pleurer. Pouvoir me dire qu'il s'agit de telle ou telle personne qui fredonne sous la douche. Il me manque quelque chose, il me manquera toujours quelque chose. Et plus je me mets à parler, à produire des sons avec ma bouche plus ça me bouffe. Parce que j'ai plus de voix, j'aurais plus jamais de voix. Quand je joue au foot je pense pas à tout ça. Putain ça me manque, vraiment. Même l'odeur des vestiaires. Sur le terrain je suis comme tout le monde, je suis pas « elle », ou « cette fille là ». On est toute les même, toutes égales. On a toute le même but. Là c'est quoi mon but ? Je ne sais même plus. Ah oui on m'envoie pour récolter des fonds pour le club. Et je suis là pour me tester. Mais je crois que je fais que de la merde en faite. Je suis une incapable. Je resterais toute ma vie chez mes mères, et j'espère ne jamais vieillir pour ne pas quitter le club. Parce qu'à ce moment là j'aurais plus rien. Le dos contre la grange, les genoux pliés et les mains jouant avec le terre, je regarde devant moi le front plissé par les soucis. Je suis trop soucieuse, parce que j'ai le cœur lourd. J'ai trop de choses à dire. Fait avec ce que la vie te donne. Et si c'est pas suffisant ? Et si on veut plus ? Et si on avait peur de demander plus ? D'obtenir plus ? Peur de plus rien avoir au final ? T'es courageuse et tu l'as toujours été, alors fais avec, fonce, oublie ça. Pourquoi tu pleures ? Tu sais même pas pourquoi tu pleures. Je suis en colère contre moi-même. Je suis fatiguée je pense, y a pas d'autre raison. Je pleures de fatigue et de colère. Je me reconnais plus, je suis entrain de devenir quelqu'un d'autre. C'est mauvais, c'est pas bien. Réveilles toi Iris, secoues toi. Je me lève brusquement, chasse des larmes d'un revers de manche et cogne contre le bois de la grange. J'ai l'impression que le poids sur mes épaule diminue. Alors je cogne une fois de plus, y a une troisième fois et même une quatrième jusqu'à ce que je me rende compte que je viens de m'écorcher les phalanges avec un clou qui se déloge. J'observe l'air béat la plaie qui saigne sur mon poing. Je sens une présence derrière moi et sursaute comme une idiote à la vue de Mo. Mon cœur s'est emballé en même temps que mes larmes qui refont le même chemin que tout à l'heure. Quoi ? Semble vouloir dire mon regard colérique. Rien contre lui, rien du tout contre lui. J'espère qu'il va pas s'enfuir en courant, parce que je veux qu'il reste. La terre de mes mains se mélange au sang et aux larmes. Quelle belle idiote tu fais Iris.

_________________
never champagne
“ I wanna be drunk when I wake up On the right side of the wrong bed. ”
Revenir en haut Aller en bas
Mo Sharif
Voir le profil de l'utilisateur  http://madebyumita.tumblr.com 
rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) Empty
Message (#) Sujet: Re: rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) — Lun 3 Aoû - 3:33

Ça lui manquerait réellement une fois qu'il serait sorti d'ici, l'océan. La mer, peu importe, pour lui cela ne faisait pas de différence. Il se demandait s'il reverrait la mer un jour, après être sorti d'ici parce qu'il se disait que ce serait peut-être comme toutes ces choses que l'on se promettait de faire ou de refaire "un jour" ... Ce jour que l'on remettait sans cesse à demain mais qui finalement n'arrivait jamais. Alors dans le doute il continuait d'y trainer plus que de raison, plus que la moyenne en tout cas, et il ne se lassait pas vraiment ni de la vue, ni de l'iode qui emplissait ses narines et qui laissait une sensation étrange contre sa peau. Quand il avait posé les pieds sur la plage la première fois cela lui avait fait le même effet que le premier soir où il avait assisté aux fêtes des Lumières à Lahore, un gamin dans un corps d'adulte, les yeux qui pétillaient et l'euphorie des premières fois ... Et là maintenant, ça faisait plus de quatre semaines et il avait toujours ce petit bond dans son sternum à chaque fois qu'il posait les pieds sur la plage et contemplait la mer à perte de vue devant ses yeux. Il se disait que s'il revenait de cette émission avec un peu d'argent il offrirait un voyage sur la côte à ses parents, et puis cela faisait tellement longtemps qu'ils n'avaient pas pris de vacances ... Mo n'était même pas certain de se souvenir de la dernière fois que c'était arrivé. Selon ses parents il ne prenait pas son travail assez au sérieux, mais Mo lui trouvait surtout qu'eux se tuaient beaucoup trop à la tâche et oubliaient de vivre à côté ... Il ne leur reprochait pas, il savait que le travail de ses parents c'était ce qui leur avait permis à son frère et à lui de ne jamais manquer de rien, mais ses parents méritaient mieux que ça, ils méritaient de souffler un peu. L'esprit désormais alourdi par ces pensées, et en oubliant un peu la mer devant lui, il avait fini par quitter le sable sur lequel il était assis et repris le sentier par lequel il était venu. Le cœur un peu lourd maintenant, il enchainait les détours et flânait plus encore qu'il ne le faisait en temps normal, son attention soudain retenue par du bruit de l'autre côté de la grange. « Jan, je croyais qu'on s'était mis d'accord, tu devais rester loin de cette fourche ! » qu'il avait lancé à tue-tête tout en sachant bien qu'il y avait une chance sur mille - une chance sur quinze, en réalité - pour qu'il ait véritablement affaire à Jan et pour que ce dernier soit en train de chasser un monstre imaginaire avec la fourche qui pouvait surtout l'éborgner. Contournant la grange c'est pourtant un tout autre spectacle auquel il avait assisté, l'identité d'Iris lui parvenant en même temps que le bruit de ses poings contre le bois. Il ne savait pas pourquoi elle en avait après la grange, mais ce dont il était certain en revanche c'était qu'Iris flancherait avant la construction. « Stop, Iris ! Arrête, qu'est-ce qui ... Arrête ! » Elle n'entendait rien, forcément, et ce n'était même pas qu'il l'avait oublié, c'était simplement un réflexe de sa part « Iris ! » Il l'avait sentie sursauter sous ses doigts, tandis qu'il posait une main sur son épaule pour ne pas la prendre par surprise - et pour éviter de s'en prendre une, aussi - et qu'elle se retournait vers lui, le visage humide des larmes qui coulaient sur ses joues. Ça lui tordait déjà le cœur de la voir comme ça, sans même savoir le pourquoi du comment, et à la surprise avait succédé l'inquiétude sur son visage à lui tandis qu'il l'attrapait par les poignets au cas où elle aurait envie de récidiver. « Qu'est-ce qui t'arrive ... ? » Réduisant désormais le volume de sa voix à un murmure il tentait tant bien que mal d'avoir l'air rassurant dans ses gestes, à défaut de pouvoir l'être dans son ton ; Si cela n'avait tenu qu'à lui il l'aurait déjà entourée de ses bras, mais puisque la mettre mal à l'aise n'était probablement pas une idée de génie à cet instant il se contentait d'attendre une réaction de sa part, n'importe laquelle. « Dis-moi. » Façon de parler, à nouveau, il ne se rendait pas compte qu'il pouvait être un peu maladroit. Reste qu'on ne pétait pas un plomb comme ça, sans raison, et encore moins Iris que Mo s'était habituée à voir sourire tout le temps, presque inlassablement. Ce qui ne voulait pas dire qu'il était dupe, il savait qu'elle était sans doute comme lui, que la plupart du temps elle barrait un sourire sur son visage quelque soit l'état de son humeur intérieurement. Il avait vu les écorchures sur ses doigts, aussi, il ne les ignorait pas mais prenait les choses dans l'ordre ; D'abord s'assurer qu'Iris était calmée, et le reste ensuite. Pour le moment il venait seulement de s'autoriser à lâcher les poignets de la candidate pour essuyer du bout des doigts les larmes qui roulaient sur ses joues.

_________________

- the more you sweat in practice,
the less you bleed in battle. -
Revenir en haut Aller en bas
Iris
Voir le profil de l'utilisateur   
rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) Empty
Message (#) Sujet: Re: rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) — Lun 3 Aoû - 17:10

On dit souvent que la violence ne résout rien. Je suis d'accord avec cet adage. Mais faut dire que quand t'es dans l'action, quand tu donnes des coups (pour avoir faire de la boxe en amateur) t'as l'impression que tu peux résoudre tous les problèmes du monde. Tu te sens plus légère à chaque coup et tu crois qu’au prochain tu vas finir par t’envoler. C'est ce que je ressens là en tapant sur la grange comme une idiote. Je pense même pas à la douleur, pourtant c'est douloureux. Je tape fort et sans retenue. Plus fort encore au coup qui suit. Et je loupe pas le clou qui ma lacère la peau. Au ralentit ça donnerait une belle giclée de sang à la Tarantino. Lui il est là depuis un moment alerté par la bruit mais ça je ne le sais pas. Il observe le spectacle impuissant, tentant d'attirer mon attention par la parole. Chose bien inutile, mais chose qui m'aurait bien été utile. Parce que si je me savais observé, autrement que par les caméras qu'on a vite fait d'oublier, je pense que je me serais arrêté presque instantanément. Il pose sa main sur mon épaule pour montrer sa présence, je sursaute et lui fait face un flot de larmes qui roule sur mes joues. Je l’accueil le regard noir de celle qui a envie de repousser tout le monde mais le cœur blanc de la nana qui veut rien d'autre qu'un câlin. Mais ça c'est un truc qu'on peut pas voir à moins d'avoir une vision à rayon x. Le pire c'est que plus je le vois, plus je le regarde et plus j'ai envie de pleurer. Je repense à toutes nos conversation et j'ai l'impression que j'étais une autre fille à ce moment là et je comprends pas. Je comprends pas pourquoi ni comment c'est possible de changer de manière aussi radicale. En même temps je ne comprends pas vraiment de quelle façon j'ai changé, qu'est-ce qui a changé. C'est juste un sentiment profond, une lourdeur sur le cœur que je n'avait pas avant ou du moins pas aussi prononcé. Disons que le positif prenait toujours le dessus sur le négatif. Il me question sur mon état et moi je lui répond d'un sanglot. Je sais pas ce qu'il m'arrive, c'est bien ça le problème. J'en sais rien moi, je peux pas mettre des mots là dessus, je peux pas te faire comprendre parce que je comprends pas moi-même la situation. Tout ce que je sais c'est que je veux en sortir et que tout à l'heure quand je tapais la grange j'avais l'impression qu'il suffisait d'un coup de plus pour que je m'envole loin de tout ça. Je jette d'ailleurs un regard en biais au point d’impact découvrant avec stupeur l'empreinte rouge que j'ai laissé. Il a toujours mes poignets entre ses mains et ce n'est que maintenant que je m'en inquiète, je n'aime pas cette sensation d'être menotté, j'aimerais qu'il me lâche et je lui fais savoir en gesticulant. Mais je crois pas qu'il va le faire. Pas maintenant du moins. Pourtant mon regard lui dit de me lâcher et mes lèvres aussi. « Lâche moi. » Je marmonne, parce que privée de mes mains je peux pas m'exprimer. On ne prive pas de ses mains un sourd. Je veux pas lui dire, pas maintenant pas tant qu'il m'aura pas lâcher. Et mon regard se durcit un peu plus. Je sais bien qu'il veut juste être là, pour moi. Et je veux qu'il reste malgré le faite que tout mon être semble rejeter sa présence à l'heure actuelle. C'est le temps du processus, faut que je me dise là qu'il était là pendant que je pétais mon petit câble pensant juste faire ça quelques minutes avant de retourner à la vie comme si rien n'avait altéré mon humeur. Mais maintenant qu'il y a témoin en plus des milles yeux qui nous regardent je dois faire avec et ça me prend du temps. Il me lâche enfin et je souffle. Je recule quand il vient déposer la pulpe de ses doigts sur mes joues pour en écarter des larmes. Je suis mauvaise avec lui, le pauvre. Je souffle. Je regarde ma plaie d'un air ahuri. Je respire. Je le regarde d'un air désolé et je lui saute dans les bras le souffle court. Désolée si j'inonde ton cou de larme, si le semblant de mascara que j'ai mis se matin te laisse une marque sur le peau. Désolée si je te serre trop fort ou bien si je t'empêche de respirer. Et désolée encore si je renfile comme une idiote sans penser que toi tu entends et que toi tu trouve ça désagréable. Les bras m'en tremble, c'est l'après coup, c'est la douleur et la fatigue. Ce sont les émotions et l'incompréhension. S'il pouvait comprendre lui, pour moi et tout me dire ce serait plus facile.

_________________
never champagne
“ I wanna be drunk when I wake up On the right side of the wrong bed. ”
Revenir en haut Aller en bas
Mo Sharif
Voir le profil de l'utilisateur  http://madebyumita.tumblr.com 
rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) Empty
Message (#) Sujet: Re: rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) — Mar 4 Aoû - 21:21

Il avait entendu du bruit, certes, et il ne savait pas trop sur quoi il pensait ou espérer tomber tant la réflexion sur Jan semblait improbable et surtout de nature à illustrer la tendance de Mo à en faire un peu des tonnes dès qu'on lui en laissait l'occasion. Mais il ne s'attendait certainement pas à se retrouver spectateur d'un tel déchainement de colère de la part d'Iris. Surtout de la part d'Iris à vrai dire, parce qu'elle était un peu comme lui, du moins c'était l'impression qu'il avait ; Elle souriait tout le temps, peu importe que ce soit sincère ou que ce soit simplement une façade, et probablement qu'on n'avait aucun moyen ou presque de savoir que ça n'allait pas si elle ne prenait pas elle-même l'initiative de le faire savoir. Tentant un peu maladroitement de la faire cesser il avait posé une main sur son épaule pour attirer son attention d'abord, et finalement attrapé ses poignets un peu par réflexe, au cas où il lui reprendrait l'envie de frapper sur quelque chose, ou de le frapper lui qui sait, ou de s’écorcher d'autres doigts. Ce à quoi il ne s'attendait pas en revanche c'était à entendre un quelconque son sortir de la bouche de la candidate. « Lâche moi. » Il ne s'était pas fait prier et avait instantanément lâché les poignets de la candidate, un peu abasourdi. Parce que c'était la première fois qu'il entendait le son de sa voix, et que s'il n'imaginait déjà pas l'entendre un jour il s'imaginait encore moins que ce serait pour lui dire quelque chose d'aussi abrupt. C'était deux petits mots qui pouvaient vouloir dire tout et n'importe quoi suivant qu'on les prenait au sens propre ou au sens figuré, et Mo ne savait pas très bien où Iris avait situé la limite, actuellement. « Désolé. » Il ne savait pas trop pourquoi il s'excusait du coup, c'était sorti de sa bouche par réflexe, en même temps que le pas qu'il avait fait en arrière comme pour prouver sa bonne foi et essayer de réparer le fait qu'il avait peut-être une fois encore un peu trop envahi l'espace vital de quelqu'un sans y être invité. Il ne pensait pas à mal pourtant, il voulait simplement éviter qu'elle se fasse mal, ou au moins qu'elle se blesse plus que cela ne semblait déjà être le cas. Elle lui avait lancé un regard noir quand il avait voulu essuyer une larme sur sa joue et il était resté interdit, pris au dépourvu parce qu'il n'avait pas l'habitude qu'on le regarde dans cette façon, et pas non plus l'habitude d'être rejeté dans ses tentatives d'affection. Message reçu cinq sur cinq. Il essayait de se raisonner en se disant que c'était pas forcément après lui, au fond, mais c'était difficile de deviner tout seul et il ne voyait plus trop quoi faire de plus alors d'un air résigné il avait demandé « Tu veux que j'... » que j'aille chercher quelqu'un. C'était ce qu'il avait l'intention de demander avant qu'elle ne vienne s'agripper à son cou et se remette à pleurer, le prenant à nouveau au dépourvu parce qu'il ne savait véritablement plus sur quel pied danser, maintenant. Restant d'abord plusieurs secondes sans oser bouger ou faire quoi que ce soit il avait fini par resserrer ses bras autour d'elle avec précaution, pour ne pas la brusquer, et avait commencé à la bercer doucement en laissant de temps à autre ses doigts glisser sur ses cheveux. Il attendait juste qu'elle se calme, il n'était pas pressé, et il ne se risquerait plus à lui demander une explication ; Elle s'expliquerait bien si elle avait envie, sinon tant pis, c'était pas le plus important pour lui. Ça lui faisait juste mal au coeur de la voir pleurer comme ça.

_________________

- the more you sweat in practice,
the less you bleed in battle. -
Revenir en haut Aller en bas
Iris
Voir le profil de l'utilisateur   
rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) Empty
Message (#) Sujet: Re: rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) — Mer 5 Aoû - 17:28

Je ne me rend pas compte de ma brutalité. Pas celle dont je fais preuve en vers Mo. Je suis à ça de l'envoyer réellement balader, de le pousser dans l'autre direction. On dirait pas comme ça mais en réalité je souhaite qu'il reste. Pourtant je lui demande de ma lâcher avec une virulence qui pourrait me faire peur si j'en avait conscience. Mais c'est pas le cas, je ne m'en rend pas compte. Pas quand je suis dans ma petite tempête personnelle. Je tourne, tourne, tourne et me heurte à tout ce qui passe par là. Et Mo en fait partie, un dommage collatérale si on peut le dire. Il me lâche, recule et s'excuse. Je sens bien dans son regard que je le blesse, mais je n'y prête pas d'importance parce que je suis bien plus blessé que lui à l'heure actuel et que le vent qui qui fouette mon esprit m'empêche de réfléchir correctement. Alors je deviens cette mononeurone égoïste qui endommage tout ce qui l'entoure à commencer par celui qui est apparut pour l'aider, comme par magie. Il devrait pas s'excuser d'essayer, on ne s'excuse jamais d'essayer. Je crois que le faite d'avoir entendu ma voix le secoue un peu, mais là encore je ne m'en rend pas compte trop concentré sur ma petite personne qui part en vrille. Tout m’empêche d'agir correctement, mes larmes qui me brouille la vue et m'empêche de bine regarder l'homme que j'ai devant moi, mon cœur qui part dans tous les sens et qui semble sur le point de craquer de se déchirer en plein milieu. Et cette tempête bon sang, cette tempête qui réduit à néant le moindre neurone restant. Le pauvre, je le rejette encore quand il vient essuyer les larmes sur mes joues. Il va partir à ce rythme là et je crois que j'en prends conscience d'un seul coup. J'ai une urgence qui me remonte du cœur jusqu'au sternum et passe dans ma gorge pour me faire réagir. Fais quelque chose tout de suite Iris, sinon il va finir par partir. Il va se casser parce que t'es trop conne pour prendre les choses simplement. Il est là pour toi accepte le et calme toi. Raconte tes problèmes, sèches tes larmes et fais toi consoler dans ses bras. Pourquoi je suis pas capable de faire les choses dans le bon ordre et dans les bonnes situations ? A croire que je souhaite faire mon originale. Mais dans le font c'est juste que je suis complètement bousillé et que je fonctionne plus vraiment correctement. Il me manque des pièces. Et c'est pas en m'acharnant sur une grange que je vais me réparer, bien au contraire. L'autodestruction, c'est bien un truc typiquement humain ça. Et puis j'ai un moment d'intelligence et je suis saute dans les bras avant qu'il ne termine sa phrase, avant qu'il ne m'échappe. Tu vas le perdre à lui souffler le chaud et le froid comme ça. La tête  niché dans son cou je crois que je pleure encore plus que tout à l'heure. Je le serre un peu plus, pour pas le perdre. Il doit rester. « Je suis désolée. » Que je murmure à son oreille dans un hoquet de larme. Faut que je me calme et je crois que l'étreinte marche plutôt bien. Lui qui me berce, moi qui me laisse aller. Et sans que je ne m'en rende compte encore, je commence à me calmer, je ne pleure presque plus. Je tremble encore cependant et j'ai peur de le lâcher, je suis en sécurité là. Il paraît que t'es courageuse. Encore un mythe ça, je suis pas courageuse je le sais bien au font que je suis qu'une putain de trouillarde qui s'amuse à faire la grande. Je finis pas le lâcher, je regardant mes mains tremblante. Je crois que je commence à me rendre compte de la connerie que j'ai fait. Je suis qu'une fille idiote, qui fait n'importe quoi. Faut que je cache ça, je veux plus voir ça. Dans l'urgence je regarde Mo, l'air de lui dire de ne pas partir, après m'être rendu compte que l'étreinte terminé rien ne l'empêchait de fuir. Après tout ce serait normal, personne ne reste là quand la tempête passe.

_________________
never champagne
“ I wanna be drunk when I wake up On the right side of the wrong bed. ”
Revenir en haut Aller en bas
Mo Sharif
Voir le profil de l'utilisateur  http://madebyumita.tumblr.com 
rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) Empty
Message (#) Sujet: Re: rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) — Jeu 6 Aoû - 21:12

Y'avait tout un tas de trucs qui lui étaient passés par la tête lorsqu'il avait posé les yeux sur Iris, il se demandait ce qui avait pu la mettre dans un état pareil bien sûr, ce qui avait pu se passer ou lui passer par la tête pour qu'elle n'en vienne à s'énerver de cette façon, et puis il se préoccupait surtout du fait qu'elle puisse se blesser, et pas juste en s’écorchant un peu ou en se faisant quelques bleus. Parce que si elle se cassait ou doigt, ou même plusieurs ... est-ce qu'on pouvait jouer au foot à son niveau avec une main en moins ? Il ne savait pas trop, ce n'était pas vraiment le sujet pour l'instant. Reste que lorsqu'il avait tenté de la faire cesser elle l'avait accueilli de façon assez brutale et froide, laissant Mo un peu interdit parce que c'était bien la première fois qu'Iris réagissait de cette façon avec lui. Alors c'était un peu difficile pour lui de démêler les choses, de savoir si elle s'en prenait à lui parce qu'il était là et qu'elle n'avait que lui sous la main, ou bien s'il avait fait quelque chose de nature à la contrarier ... comme par exemple lui attraper les poignets alors qu'elle détestait de toute évidence qu'on la prive de sa liberté de mouvements. Il n'avait pas fait exprès, ou plutôt il ne pensait pas à mal, et finalement en se rendant compte qu'il faisait pire que mieux il s'apprêtait déjà à lui proposer d'aller chercher quelqu'un d'autre, quelqu'un de plus à même que lui de la calmer, quelqu'un avec qui elle serait plus à l'aise. Il ne comprenait du coup vraiment plus rien lorsque, ne le laissant pas terminer sa question, Iris s'était finalement jetée à son cou en se remettant à pleurer, le genre de chagrin qui voulait dire qu'elle ne s'arrêterait que lorsqu'elle n'aurait plus une seule larme à verser. Mais il n'était pas pressé lui, il pouvait bien rester là des heures si c'était ce qu'il lui fallait pour qu'elle cesse de pleurer et qu'elle se calme enfin, et une fois certain que ses gestes ne seraient pas à nouveau vus comme une agression potentielle il avait refermé ses bras autour d'elle en la berçant doucement, répondant à son « Je suis désolée. » en secouant la tête, l'air de dire t'inquiète, c'est pas grave. Et vraiment ça ne l'était pas, il n'attendait pas spécialement d'excuses vis-à-vis d'un truc aussi aléatoire qu'un mouvement d'humeur. Silencieusement il attendait qu'elle se calme, qu'elle évacue le trop plein de larmes qui semblaient la submerger comme si elle les retenait depuis tellement longtemps que tout avait fini par déborder. Et quand enfin elle s'était reculée il l'avait lâchée sans rien dire, se contentant de secouer légèrement sa tête et son regard concerné l'air de dire Ça va mieux ? Il n'avait peut-être pas besoin de toujours parler pour se faire comprendre, avec elle. Et probablement qu'elle devait aller au moins un peu mieux, parce qu'on se sentait toujours un peu plus léger quand on avait pleuré un bon coup. Et puis comme si elle n'en prenait conscience que maintenant elle avait laissé les yeux sur ses doigts, relevant les yeux vers Mo d'un air affolé tandis qu'il tentait d'arborer un regard rassurant « Viens, on va passer ça sous l'eau. » Y'avait un robinet à l'arrière de la grange, il le savait parce qu'il s'en était servi la semaine dernière avec Jan après avoir inspecté l'intérieur de la grange sans rien y trouver de vraiment intéressant. Montrant le chemin à Iris mais la laissant passer devant malgré tout, il avait ouvert l'arrivée d'eau pour la laisser passer ses mains en-dessous, en profitant l'air de rien pour y jeter un œil. Faisant aller sa propre main en l'ouvrant et en la refermant il avait posé un regard interrogatif sur Iris, l'air de dire essaye de faire pareil pour voir, parce que si elle s'était cassé un truc il faudrait plus qu'un peu d'eau et un pansement sur ses écorchures. Il n'avait pas posé de question sur ses motivations, en revanche, il ne voulait pas avoir l'air insistant, ou trop curieux. Ça ne voulait pas dire que ça ne l'intéressait pas, juste qu'il ne lui demanderait pas expressément de s'expliquer si elle n'avait pas l'initiative de vouloir le faire.

_________________

- the more you sweat in practice,
the less you bleed in battle. -
Revenir en haut Aller en bas
Iris
Voir le profil de l'utilisateur   
rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) Empty
Message (#) Sujet: Re: rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) — Sam 8 Aoû - 11:08

La contradiction même. Je le repousse et tombe dans ses bras l'instant d'après. Je suis totalement perdue cette semaine, je fais des choses qui ne le ressemblent pas et ça me fait peur. Je pensais pas que ce jeu aurait put avoir une incidence pareil sur moi. Je savais que j'allais faire des rencontres sympathique. Mais je n'ai jamais pensé une seule seconde que celles-ci pouvait devenir des relations aussi intense et importante en un temps record. Je croyais naïvement qu'une fois la fin de cette aventure je n'aurais pas de regrets ou de pensés pour ces autres qui m'ont côtoyé pendant tout ce temps là. Mais je commence déjà à m'interroger sur la suite, sur la façon la plus simple de les revoir de garder le contact. C'est pas normal, c'est pas ce que j'avais prévu. Je voulais juste m'amuser, me tester et rapporter un peu d'argent à la maison. Mais aujourd'hui je m'intéresse à tous ces gens, je m'inquiète pour eux quand ils sont nominés, je veux passer du temps avec eux. Je veux leur parler, leur confier tout un tas de trucs, les prendre dans mes bras quand ça va pas. J'ai toujours été dysfonctionnelle, alors c'est pas si étonnant ce revirement, ces sensations que je ne souhaite pas ressentir et qui se propage dans mon cœur comme une maladie. Je profite de ses bras pour me calmer, du contacte de sa main qui glisse sur ma colonne vertébrale tout en berçant délicatement. J'ai toujours des périodes où j'ai qu'une envie c'est d'entendre. Mais en ce moment ça n'a jamais été aussi intense dans ma petite tête. J'aimerais tellement écouter leurs voix, pouvoir dire qu'elle est rauque ou délicate. Je n'ai jamais été faite pour être sourde, personne ne l'est non ? Mais encore moins quand on a vécu les huit premières années de sa vie dans le monde idyllique de l'entendant. Je lui murmure que je suis désolée, mon cœur va exploser tellement c'est l'éclate là dedans. Je me calme, m'écarte et découvre avec horreur l'état de ma blessure. J'ai un mouvement de panique dans le regard, parce que c'est de cette façon que je communique. Je signe avec mes mains, principalement la droite qui est dans un état lamentable. Quelle idiote, ce serait comme de perdre sa voix une fois de plus. Un cercle vicieux, on retourne à toutes ces conneries. Et je me sens impuissante, je ne sais pas ce que je dois faire. Je ne sais pas si je dois appeler quelqu'un ou me contenter de faire sécher le sang au soleil comme une idiote. Alors j'espère que lui aura de meilleures idées et qu'il va pas me laisser là toute seule. Passer ça sous l'eau ? J'ai un mouvement hésitant, parce que je ne souhaite pas retourner aux cottages ou au château dans l'état actuel de mon visage. Mais je comprends vite qu'il ne m'amènera pas aussi loin et ça me rassure de découvrir ce robinet derrière la grange. J'hésite mais finit par la passer sous l'eau cette main pleine de sang, c'est frais ça fait du bien et je sens que les larmes reviennent. Je les stoppes rapidement, gardant un goût amer dans la gorge, une boule coincé qui m'empêche de m'exprimer ou de respirer normalement. Je fais bonne figure, nettoie la plaie et essaye de penser à autre chose. Essaye de me rassurer. Il me demande d'essayer de fermer ma main. J'ose pas trop, parce que si c'est trop douloureux ça veut dire que c'est pas une bonne nouvelle. Je m'exécute tout de même serre les dents discrètement quand ça tire et réussit sans trop de problème (du moins en apparence) à la fermer et l'ouvrir. Je le remercie du regard, j'ai bien envie de tout lui raconter, mais les mots me restent coincer dans la gorge et je ne serais pas vraiment capable de signer ou de mimer quoique ce soit d'assez intelligible. En plus j'ai pas de quoi écrire. Alors je me contente de poser un regard reconnaissant sur sa personne et me m’asseoir pas loin du robinet. Je l'invite du regard à en faire de même, j'aimerais qu'il reste un peu, même si on ne parle pas c'est pas grave. Sa présence m'évitera de refaire une connerie. Je suis trop impulsive et je crois qu'ils s'en étaient pas encore rendu compte eux tous. Je suis toujours toute souriante, toute amicale, toute gentille. Mais je suis terriblement impulsive et je peux faire tout un tas de conneries quand je me noie dans toute cette merde. Je dépose ma main intacte dans la sienne cherchant à calmer mon cœur de l'implosion imminente.

_________________
never champagne
“ I wanna be drunk when I wake up On the right side of the wrong bed. ”
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
   
rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) Empty
Message (#) Sujet: Re: rocket (Mo, le 03/08 à 17H29) —

Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 13 ::  :: Les archives du château :: ARCHIVES SAISONS 5 A 10 :: Huitième Saison-
Sauter vers: