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 no woman's land (27.08, 18:47)

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Salomé
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Message (#) Sujet: no woman's land (27.08, 18:47) — Dim 23 Aoû - 1:51

NO WOMAN'S LAND
ft. Holly

La porte se referma derrière elle dans un ‘’clic’’ délicat et elle laissa tomber à ses pieds le sac souple contenant ses affaires. Elle était épuisée. Littéralement. Le retour au monde extérieur avait été une frénésie, une furie même, et retrouver le château et ceux qu’elle avait désormais la présomption d’appeler ses amis avait été une bouffée d’air frais. Mais maintenant que l’adrénaline des retrouvailles retombait un peu, et que la semaine avançait, elle se sentait tout doucement accuser le choc. Alors elle était venue ici dans l’idée que l’eau chaude la détendrait un peu. Elle se défit de ses vêtements qu’elle laissa à même le sol, et jeta un coup d’œil dans le grand miroir sur le côté. Dieu du ciel, il ne l’avait pas ratée. Sa tempe et sa joue arboraient à présent un complexe entrelacement de violet et de jaune, tandis que sur le côté gauche de ses côtes se dessinaient de beaux hématomes indigo. Souvenirs de Serbie. Elle effleura ses côtes et grimaça. Bon. Eau chaude. Savon. Elle s’enveloppa dans une grande serviette de bain sombre, empoigna gel douche et gant, et se dirigea vers la baignoire. Puis s’arrêta net et scruta l’objet en question un instant d’un regard un rien horrifié. Elle avait beau être partie deux semaines, elle avait eu le temps de suivre un minimum l’émission pendant son absence. Et cette baignoire… Bon. Finalement, une douche ça irait très bien aussi. Elle tourna les talons.

Une demi-heure et beaucoup d’eau chaude plus tard, elle terminait de se sécher les cheveux devant le lavabo, en minishort et soutien-gorge. Ses lèvres s’étirèrent légèrement en constant que ses cheveux étaient redevenus totalement bruns à présent. Plus de trace du noir de jais de la teinture qu’elle portait en arrivant ici. Elle avait l’impression que c’était des mois plus tôt. Il s’était passé… trop de choses. Sa vie avait été davantage bouleversée en ces quelques semaines d’aventures qu’en trente ans. Tu parles d’une courageuse. Il lui avait fallu ça pour se reprendre en main, surtout. Passant un ultime coup de brosse dans ses cheveux mi-longs, la tête penchée sur le côté, son regard balaya la pièce du regard. Et croisa celui, clair et à la lueur unique, de… Holly. Elle avait oublié le verrou ?! Elle releva la tête et la première réaction qui lui vint fut un large sourire. « Hey ! Entre, j’en ai plus pour longtemps. » De toute façon, ce n’est pas comme si elles ne se connaissaient pas. Pendant la semaine d’enfermement qui leur avait été imposée à tous, elles avaient quand même partagé un lavabo, ce qui vu le niveau de promiscuité du moment n’était pas étonnant, mais que vous le vouliez ou non, vous laver avec quelqu’un, ça brise la glace… « J’allais finir par croire que tu m’évitais, on ne s’est pas vues de la semaine. » Elle laissa un sourire étirer doucement ses lèvres, alors qu’elle commençait à rassembler ses affaires éparpillées un peu partout dans la salle de bain. Quand elle se lavait, elle avait tendance à… s’étendre. Et juste comme elle passait devant la blonde, elle s’arrêta une seconde, la scrutant droit dans les yeux, soudainement sérieuse. « Alors, mh ? Directement sur les lieux du crime, en plus… Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? » Elle laissa sa phrase en suspens deux secondes. Pas la peine d’entrer les détails, elle ne doutait pas un instant qu’Holly savait parfaitement de ce dont elle voulait parler. Puis elle céda au sourire qui lui titillait les lèvres. « Comme si je pouvais t’en vouloir, tss. Mais t’as un peu abusé là, quand même, tu trouves pas ? » Elle avait dit ça pour la taquiner, mais si elle devait être tout à fait honnête avec elle-même, il fallait avouer que cela lui avait pris quelques jours pour arriver à ce stade de… calme. Mais c’était passé, alors à quoi bon ? Elle ramassa son t-shirt abandonné à même le carrelage, et prit seulement conscience à cet instant qu’elle était encore en soutien-gorge. Ah, bravo Salomé. En plus sa peau ressemblait à un Picasso, c’était vraiment le moment de se balader comme ça. Elle tendit le bras pour attraper la tunique propre accrochée près du lavabo, et l’enfila dans une grimace.  

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Living like we're renegades

Long live the pioneers, rebels and mutineers. Go forth and have no fear, come close and lend an ear. (...) It's our time to make a move, tt's our time to make amends, it's our time to break the rules. Let's begin... ©️ (sign) anaëlle (texte) x ambassadors • renegades.
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Holly
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no woman's land (27.08, 18:47) Empty
Message (#) Sujet: Re: no woman's land (27.08, 18:47) — Lun 24 Aoû - 5:55


Je me sentais pas trop dans l’obligation de prendre un bain, à vrai dire j’en avais déjà pris un hier, toute seule cette fois, et disons que cette fois-ci ma visite avait pour but un autre motif. J’étais un peu venu chercher ma trousse que j’avais dû surement oublier hier. Bien sûr je m’attendais pas trop à rencontrer Salomé qui, à vrai dire, je n’avais pas encore eu l’occasion de revoir malgré son retour. On était déjà jeudi et on pouvait croire que je l’évitais, mais c’était loin d’être le cas. Disons tout simplement que l’occasion ne s’était pas encore présentée. C’était bel et bien une anomalie, compte tenu du fait que la serbe était quand même l’une de mes alliés dans le jeu. Après son élimination je sais pas si notre lien avait capoté suite à ce que j’ai appris sur sa relation un peu trop compliquée avec Mo, ou l'inverse, donc j’hésitais un peu à faire le premier pas et venir la voir. On sait jamais. Mais cette fois, on était bien réunie dans la même pièce et prête à se parler. Du moins j’étais un peu mitigée, consciente que je baignais en plein inconnue et que je m’avançais dans un terrain supposé être miné. Bon, gros soulagement déjà, j’ai pas droit à un regard noir, ni à quelque chose d’autres de bien similaire. C’est un bon début. J’ai même le droit de la rejoindre. Faut me comprendre hein, pour moi je sais vraiment pas comment elle a accueilli les images, donc je suis en droit de rester perplexe. « salut » que je me contente de lancer en réduisant progressivement la promiscuité avec elle, affichant graduellement un sourire. Si je dis qu’elle m’a manqué, est-ce que je vais passer pour une faux-cul ? Aux yeux du public, certainement, mais j’étais sincère et ça me pinçait quand même le cœur qu'on puisse penser le contraire. C’est étrange comme sensation. J’ai l’impression de faire face à une femme cocue et c’est grave quand même, vu que c’est loin d’être le cas. Alors non, je ne l’évitais pas vraiment. Je n’évite jamais personne, tout simplement car j’ai souvent rien à me reprocher, et si c’est le cas je suis assez grande gueule pour y faire face sans trop broncher ou sourciller. Je savais pas trop non plus quoi répondre à ça, et j’aimais pas ce genre de situation à la base. « on s’est juste pas croisée, c’est tout » m’ouais c’est la seule explication que je peux donner. J’essaye de sourire, ne sachant pas trop si le sien est vrai ou si elle me joue un rôle pour me feinter et me faire passer pour une conne. Je sais même pas pourquoi je me méfie d'elle, ça doit être par instinct, donc je préfère prendre mes précautions, mais faut le dire c’est quand même embarrassant comme situation. Une gêne unilatérale s’installe, je vais pas le nier, et j’en suis pour l’instant la victime vu que je suis sur la défensive. C’est tellement gênant pour moi que j’évite un peu de trop parler, ou me lâcher avec ma spontanéité intergalactique qui fait de moi la personne que je suis et qu’on admire, et je me contente de répondre à ses questions ou à ses phrases. C’est pas évident comme premier contact, j’espérais mieux mais bon, j’ai toujours su me sortir de situations bien plus pires que celle-ci. Et bien sûr fallait un jour ou l’autre aborder ce sujet fâcheux, donc autant que ça soit maintenant. Du moins elle perdait pas de temps, et ça m’arrangeait car ça allait me permettre de vider mon sac aussi, et ne plus avoir à affronter ce genre de gênes. Salomé c’était quand même une copine, on était plutôt proche, on avait noué un certains liens donc les gens ils doivent croire que je lui ai planté un couteau dans le dos en la trompant ainsi, mais c’est pas le cas. Pas du tout. La manière dont elle l’aborda d’ailleurs me fit grimacer malgré moi. Comme si c’était un crime de forniquer avec un type qui ne lui était même pas annexé. Au fond, j’avais rien à me reprocher vu que Salomé, malgré son lien avec Mo, était loin d’être une épouse que j’avais humiliée, ou une nana à qui je viens de dérober son mec. Je suis tellement habituée et confrontée à ce genre de conflit et de situation dans la vraie vie que celle-ci en est pas une. « Je plaide … non coupable » oui, aussi effrontée que je puisse l’être, je n’ai rien fait de mal. Alors oui, je souriais, mon regard essayait d’établir une certaine connexion émotionnelle, mais j’étais sérieuse et je pensais ce que je disais. Un petit soulagement me titilla, même si avec le ‘mais’ d’après ça avait un certain goût d’inachevé. « je savais que t’allais mal accueillir la nouvelle … » j’en étais consciente, je m’attendais même à ce qu’elle m’en veuille, après tout c’est de son droit, donc c’est vraiment appréciable si elle pense vraiment ce qu’elle dit. Si j’ai exagéré ? Je ne vois pas trop où mais je ne dis rien. Plus rien. Petit silence. Bras croisés, mon regard semi-absent s’attarde lui sur son corps meurtri par des ecchymoses bien récentes. « qu’est ce qui t’est arri… » Et là je m’en voulais un peu, voir énormément. Plus par émotion que par réelle logique. Elle avait l’air d’avoir des tonnes de problèmes, bien plus importants et graves que celui lié à notre triangle amoureux où je me retrouvais, malgré moi, coincée au milieu, et c’est avec un regard remplie de compassion que j’abordais la suite. Me raclant la gorge, j’avais finalement trouvé dans ma tête les justes mots pour m’exprimer convenablement « écoute Salomé, je veux que tu saches que tout ça… c’est un peu embarrassant pour moi » je pensais pas que ça allait prendre des propensions pareilles « donc je veux que ça cesse » je veux mettre fin à cette hypocrisie entre nous. Je veux vider mon sac pour me sentir mieux. Je veux qu’on soit sincères l’une envers l’autre et qu’on se dise nos quatre vérités dans les yeux. C’est peut-être qu’une douce utopie, je sais pas trop si j’ai le droit d’en rêver mais je veux que notre relation redevienne un peu comme avant, ou qu’elle me rassure de son côté que c’est possible car je suis un peu perdue, là. « j’ai dis à Mo que je n’allais jamais m’interposer entre vous deux. C'est le cas. » faut qu’elle le sache. Je suis même prête à prendre mes distances avec lui, ou s’il le faut, interrompre ma relation avec lui. Ça semble extrême, voir un peu stupide, mais si c’est elle qui me le demande, je m’y plierais sans trop broncher ou me rebeller, aussi surprenant que cela puisse paraître. « et je veux que tu saches aussi que … ça n’avait rien de personnelle » en aucun cas. Tout ça je tenais vraiment à ce qu’elle le sache et qu'elle l'entende venant de ma bouche. Qui sait, si ça peut sauver notre bébé lien, un peu en danger en ce moment …

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Quand je me sens déraciné je monte au sommet des arbres.De là-haut je vois la mort, faut être précis elle approche, la vie c’est apprécier la vue, après scier la branche
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